Le bilan ORL

Si vous ressentez une baisse de votre audition, la première chose à faire est d’en parler à votre médecin généraliste. Il pourra vous orienter, s’il le juge nécessaire, vers un médecin spécialiste :

Le médecin ORL (Oto-Rhino-Laryngologiste).

L’ORL procèdera à un examen de votre oreille (otoscopie) et réalisera des tests spécifiques (audiogrammes) qui lui permettront de mesurer votre audition et de quantifier votre perte.

Il pourra alors poser un diagnostic médical sur votre baisse d’audition et sera en mesure de vous prescrire des aides auditives, un traitement médicamenteux ou une chirurgie.

Le bilan auditif

L’audiométrie Tonale

 

– L’audiométrie Tonale en conduction aérienne : Cet examen permet de réaliser un audiogramme tonal, qui est une représentation graphique des capacités auditives. Le test se déroule dans une cabine insonorisée afin de s’isoler des bruits ambiants.

Un casque, relié à un audiomètre, est placé sur vos oreilles. Vous allez entendre successivement des sons de différentes fréquences et intensités. La fréquence se mesure en Hertz et se perçoit en tonalité. L’intensité se mesure en Décibel et se perçoit en volume.

L’intensité va diminuer progressivement jusqu’à ce que vous ne puissiez plus l’entendre : c’est votre seuil d’audition représenté par un point sur l’audiogramme. Les points relevés représentent donc les seuils de perception minimum pour chaque fréquence entre 250 et 8 000 Hz. (C’est la bande de fréquence caractéristique de la parole humaine).

Le test est effectué séparément pour chacune des deux oreilles. Il permet de quantifier et de classifier la surdité en fonction des fréquences atteintes.

Ce test d’audiométrie tonale peut également être réalisé en conduction osseuse : Le casque est remplacé par un vibrateur placé derrière l’oreille, qui va mesurer la transmission du son au niveau de l’oreille interne. Le test en conduction osseuse permet de différencier les surdités de perception (problème sensoriel) des surdités de transmission (problème mécanique).

« Chez Audition Marc Boulet, nous vous orienterons vers l’appareillage le plus adapté en fonction de la typologie de votre surdité. »

L’audiométrie tonale mesure la capacité à percevoir des sons simples, tandis que l’audiométrie vocale évalue la compréhension de la parole. Les deux examens sont complémentaires.

  • Audiométrie tonale : mesure des seuils auditifs fréquence par fréquence.

  • Audiométrie vocale : mesure de l’intelligibilité de mots ou de phrases à différentes intensités.

Une discordance entre de bons seuils tonals et une mauvaise compréhension vocale peut orienter vers des atteintes rétrocochléaires ou centrales, ou vers des troubles de traitement auditif.

L’examen est réalisé dans une cabine insonorisée, à l’aide d’un audiomètre calibré. Le patient est équipé d’un casque (conduction aérienne) et, si nécessaire, d’un vibrateur osseux positionné sur la mastoïde (conduction osseuse).

Le principe repose sur une réponse comportementale : le patient signale chaque fois qu’il perçoit un son, même très faible. Les seuils auditifs sont déterminés pour des fréquences généralement comprises entre 125 Hz et 8 000 Hz.

L’audiogramme est la représentation graphique des résultats de l’audiométrie tonale.

  • L’axe horizontal représente les fréquences (Hz).

  • L’axe vertical représente l’intensité sonore (dB HL).

Plus les seuils sont bas sur le graphique, meilleure est l’audition.
On distingue classiquement :

  • audition normale : ≤ 20 dB HL,

  • perte légère : 21–40 dB HL,

  • perte moyenne : 41–70 dB HL,

  • perte sévère : 71–90 dB HL,

  • perte profonde : > 90 dB HL.

L’analyse comparée des courbes aériennes et osseuses permet de déterminer le mécanisme de la surdité.

Oui, en grande partie.

  • Surdité de transmission : atteinte de l’oreille externe ou moyenne, caractérisée par un écart air–os.

  • Surdité de perception : atteinte cochléaire ou du nerf auditif, sans écart air–os.

  • Surdité mixte : association des deux mécanismes.

Cependant, l’audiométrie tonale ne suffit pas toujours à établir une étiologie précise ; elle s’intègre dans une démarche diagnostique globale incluant l’examen ORL et parfois des explorations complémentaires.

L’audiométrie tonale est un examen fiable, standardisé et validé scientifiquement, à condition :

  • que le matériel soit correctement calibré,

  • que l’environnement soit silencieux,

  • et que la coopération du patient soit adéquate.

Chez l’adulte coopérant, la reproductibilité inter-séances est excellente. Chez l’enfant ou chez certains patients cognitivement fragiles, des méthodes adaptées peuvent être nécessaires.

L’audiométrie tonale classique est généralement réalisable à partir de 5 à 6 ans, âge auquel l’enfant est capable de comprendre la consigne et de répondre de manière fiable.

Chez le nourrisson et le jeune enfant, d’autres techniques sont utilisées (audiométrie comportementale adaptée, potentiels évoqués auditifs, otoémissions acoustiques), mais celles-ci ne relèvent pas strictement de l’audiométrie tonale subjective.

Elle est indispensable mais non suffisante. La décision d’appareillage repose sur :

  • les résultats de l’audiométrie tonale,

  • les performances en audiométrie vocale,

  • la plainte fonctionnelle du patient,

  • le retentissement sur la qualité de vie,

  • et le contexte médical général.

L’audiométrie tonale fournit la base objective sur laquelle s’appuie le choix des réglages et des caractéristiques techniques des aides auditives.

Aucune préparation spécifique n’est requise. Il est toutefois recommandé :

  • d’éviter une exposition sonore intense dans les heures précédant l’examen,

  • de signaler toute sensation d’oreille bouchée, douleur ou infection récente,

  • et de venir reposé, afin de favoriser une bonne concentration.

Ces précautions améliorent la fiabilité des résultats.

La fréquence dépend du contexte :

  • tous les 2 à 3 ans en l’absence de plainte,

  • annuellement en cas de perte auditive connue,

  • plus fréquemment en cas d’évolution rapide, d’exposition professionnelle au bruit ou de pathologie otologique.

Chez les patients appareillés, l’audiométrie tonale est un outil essentiel de suivi et d’adaptation des réglages, elle sera donc réalisée régulièrement par les audioprothésistes Audition Marc Boulet.

L’audiométrie Vocale

 

Cet examen, complémentaire de l’audiométrie tonale, permet de réaliser un audiogramme vocal, qui est une représentation graphique de l’intelligibilité auditive (la compréhension du langage).

Le test se déroule dans le calme ou le bruit. Vous entendez successivement une liste de mots à différentes intensités que vous devez répéter.

Le nombre de mots reconnus selon l’intensité est reporté sur un graphique qui pourra mettre en évidence des distorsions et des gênes auditives que l’audiogramme tonal ne décèle pas.

« Chez Audition Marc Boulet, nous optimiserons le réglage de vos aides auditives afin d’améliorer votre compréhension dans le calme comme dans le bruit. Le bénéfice de votre appareillage sera objectivé grâce à l’audiométrie vocale »

L’objectif principal est de mesurer l’intelligibilité de la parole, c’est-à-dire la capacité du patient à répéter correctement des mots présentés à différentes intensités sonores.

Cet examen permet :

  • d’évaluer l’impact fonctionnel réel d’une perte auditive,

  • d’apprécier la qualité du traitement cochléaire et central du signal,

  • d’orienter le choix et le réglage des aides auditives,

  • et de suivre l’évolution des performances auditives dans le temps.

L’examen est réalisé dans une cabine insonorisée. Des listes de mots standardisés (souvent dissyllabiques en français) sont présentées au patient par casque ou haut-parleur, à des intensités contrôlées.

Le patient doit répéter chaque mot entendu. Le pourcentage de mots correctement reconnus est alors calculé. Les résultats sont généralement exprimés sous forme de courbes d’intelligibilité vocale.

  • Le seuil de reconnaissance vocale correspond à l’intensité minimale à laquelle 50 % des mots sont correctement compris.

  • L’intelligibilité vocale maximale correspond au meilleur score obtenu, généralement à une intensité plus élevée.

Cette distinction est essentielle, car certains patients présentent des seuils relativement conservés mais une intelligibilité maximale réduite, traduisant une altération qualitative du traitement auditif.

Deux patients présentant des seuils tonals similaires peuvent avoir des performances de compréhension très différentes. L’audiométrie vocale permet de mettre en évidence :

  • des atteintes cochléaires avec distorsion du signal,

  • des troubles rétrocochléaires,

  • ou des difficultés de traitement auditif central.

Elle fournit ainsi une information fonctionnelle que l’audiométrie tonale seule ne peut pas apporter.

Ce profil est fréquemment observé dans :

  • les surdités neurosensorielles évoluées,

  • le vieillissement auditif (presbyacousie),

  • certaines atteintes du nerf auditif ou des voies centrales.

Il explique pourquoi certains patients entendent les sons mais comprennent mal la parole, en particulier en milieu bruyant, et souligne l’importance d’un appareillage auditif spécifiquement optimisé pour la parole.

Oui. L’audiométrie vocale dans le bruit est une variante particulièrement informative. Elle simule des conditions d’écoute réalistes en introduisant un bruit de fond contrôlé.

Cet examen permet :

  • d’évaluer les performances de compréhension dans des situations de vie quotidienne,

  • de mieux objectiver la plainte du patient,

  • et d’orienter le choix de technologies auditives avancées (réduction de bruit, microphones directionnels).

L’audiométrie vocale classique nécessite une bonne maîtrise du langage oral et une coopération suffisante. Elle est généralement réalisable à partir de 5 ans environ. Chez l’enfant plus jeune, des tests adaptés utilisant des images ou des mots familiers peuvent être proposés, mais leur interprétation nécessite une expertise spécifique.

L’audiométrie vocale est un outil clé pour :

  • vérifier le bénéfice réel de l’appareillage,

  • comparer les performances avec et sans aides auditives,

  • ajuster les réglages pour optimiser la compréhension de la parole,

  • et objectiver les progrès lors du suivi.

Elle permet de passer d’une correction purement acoustique à une approche fonctionnelle centrée sur la communication.

La fréquence dépend du contexte clinique :

  • lors du bilan initial,

  • après l’adaptation d’aides auditives,

  • puis régulièrement dans le cadre du suivi (souvent annuel).

Toute modification de la plainte fonctionnelle ou de l’environnement auditif du patient justifie la répétition de cet examen.

La Tympanométrie 

 

Il s’agit d’un examen médical complémentaire à l’audiométrie qui est totalement indolore. Il permet de mesurer la pression dans l’oreille moyenne et la mobilité de la membrane tympanique, afin d’apporter des informations sur la présence de liquide dans l’oreille moyenne ainsi que sur la mobilité du système tympano-ossiculaire .

Pour effectuer ce test, l’ORL introduit une sonde reliée à un appareil, dans votre conduit auditif externe, il vous fait ensuite écouter des sons en faisant varier la pression dans l’oreille.

La tympanométrie permet de :

  • détecter une anomalie de l’oreille moyenne,

  • orienter le diagnostic d’une hypoacousie de transmission,

  • différencier une atteinte de l’oreille moyenne d’une atteinte de l’oreille interne,

  • suivre l’évolution de certaines pathologies otologiques.

Elle constitue un examen complémentaire indispensable à l’audiométrie tonale.

L’examen consiste à introduire une petite sonde souple et étanche dans le conduit auditif. Cette sonde :

  • émet un son test,

  • modifie la pression de l’air,

  • et mesure l’énergie sonore réfléchie par le tympan.

L’examen est rapide, indolore, et dure généralement moins de deux minutes par oreille.

Le tympanogramme est la représentation graphique des résultats de la tympanométrie.

  • L’axe horizontal correspond à la pression (en daPa).

  • L’axe vertical correspond à la compliance (mobilité) du tympan.

La forme de la courbe renseigne sur l’état de l’oreille moyenne et permet une interprétation standardisée.

On distingue classiquement :

  • Type A : tympan mobile, pression normale (oreille moyenne saine).

  • Type As : mobilité diminuée (rigidité accrue, par exemple otospongiose).

  • Type Ad : hypermobilité tympanique (discontinuité ossiculaire possible).

  • Type B : tympan peu ou non mobile (otite séreuse, perforation).

  • Type C : pression négative (dysfonction tubaire).

Cette classification est essentielle pour orienter le diagnostic clinique.

La tympanométrie ne visualise pas directement l’oreille, mais elle est très sensible pour détecter une otite séromuqueuse. Un tympanogramme plat (type B) est fortement évocateur de la présence de liquide dans l’oreille moyenne, même en l’absence de douleur ou de signes inflammatoires marqués.

Oui, elle est particulièrement utile chez l’enfant. Les otites séreuses sont fréquentes et parfois asymptomatiques, mais peuvent avoir un impact important sur le développement du langage et des apprentissages.

La tympanométrie permet un dépistage rapide, fiable et non invasif des anomalies de l’oreille moyenne chez le nourrisson et l’enfant.

Non. La tympanométrie est un outil diagnostique complémentaire. Son interprétation doit toujours être associée :

  • aux résultats de l’audiométrie,

  • à l’examen clinique ORL,

  • et au contexte médical du patient.

Un résultat isolé ne permet pas de conclure sans analyse globale.

La fréquence dépend du contexte clinique :

  • lors du bilan auditif initial,

  • en cas de suspicion ou de suivi d’otite séreuse,

  • chez l’enfant dans un contexte de troubles du langage,

  • ou lors du suivi d’une pathologie de l’oreille moyenne.

Elle peut être répétée sans risque pour surveiller l’évolution dans le temps.

Le bilan audioprothétique

L’audioprothésiste va effectuer des tests complémentaires à celui de votre médecin ORL.

Pour cela, nos équipes ont élaboré des protocoles de tests et d’appareillages uniques validés par des études scientifiques, en partenariat avec des services hospitaliers et des chercheurs. Ces tests à but non médical, sont essentiellement utilisés pour les personnes ne présentant pas de perte auditive avec les tests standards mais qui souffrent d’acouphènes ou de difficultés de compréhension dans le bruit.

Ils permettent de régler précisément votre aide auditive pour que vous entendiez, compreniez et ne souffriez plus de vos acouphènes, en toute circonstance.

Chez Audition Marc Boulet, tous les audioprothésistes sont formés et disposent des équipements nécessaires pour réaliser ces tests exclusifs.

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L’audiométrie Haute Définition (HD)

Depuis plusieurs années, nous développons une méthode de prise en charge audioprothétique adaptée aux patients souffrant d’acouphènes.

Lorsque les tests d’audition classiques mesurent au maximum onze tonalités de votre acuité auditive, notre équipement de pointe permet de réaliser ces tests audiométrique avec une précision jusqu’à 50 fois plus importante .

Il s’agit de l’audiométrie Haute Définition. Ce test nous permet de déceler les « défauts » infimes de l’audition (micro pertes) corrélés aux acouphènes, même sur des patients ayant une audition « normale » lors des mesures d’acuité auditive classiques.

Ce bilan, exclusivement réalisé chez Audition Marc Boulet, va permettre un bien meilleur résultat audioprothétique et une réduction significative de la gène de vos acouphènes .

Référence : Etude 2019 « Corrélation entre micro-perte auditive et fréquence de l’acouphène ». Diminution de l’acouphène dans 92% des cas.

L’acouphénométrie

L’acouphénométrie est un test complémentaire de l’audiométrie qui va définir précisément votre acouphène.

Nous allons mesurer la hauteur (tonalité) de l’acouphène avec un maximum de précision (au Hertz près si besoin). Une fois la hauteur trouvée, nous allons caractériser son intensité avec une résolution au décibel près.

Ensuite, nous allons étudier sa masquabilité, c’est-à-dire la possibilité de masquer l’acouphène avec un bruit centré sur sa fréquence. Ainsi, nous allons pouvoir générer un bruit sur mesure, qui dans la majorité des cas va faire disparaitre votre acouphène temporairement.

Ce test va permettre un réglage sur mesure de vos aides auditives pour traiter votre acouphène, et ce, tout en prenant en compte votre seuil d’inconfort.

 

Analyse acoustique et audition chez Marc Boulet pour perfectionner les compétences vocales et auditives.

Compréhension dans le bruit : La vocale dans le bruit

Nous utilisons le seul test normé sur le plan international. Il s’agit d’un test destiné aux personnes qui souffrent de problèmes de compréhension dans le bruit.

Ce test vocal est réalisé en champ libre (sans casque). Un bruit et des phrases sont diffusés simultanément sur un haut-parleur. Votre taux de répétition des mots entendus va nous permettre de déterminer précisément votre perte d’intelligibilité de la parole dans le bruit.

A noter qu’à partir de + de 3 dB de dégradation par rapport à la norme de ce test, un appareillage auditif pourra vous être proposé par votre médecin ORL.

Les résultats de ce test nous permettront de vous accompagner au mieux dans le choix et le réglage de votre appareil auditif, qui vous apportera ainsi un réel bénéfice en terme de compréhension de la parole dans le bruit.

Analyse acoustique et audition chez Marc Boulet pour perfectionner les compétences vocales et auditives.

Nos audioprothésistes sont à votre écoute !

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