A quoi reconnait-on les premiers signes de baisse de l’audition ?

Les troubles de l’audition peuvent s’installer tout doucement.

Nous nous en rendons parfois à peine compte. Très souvent, c’est notre entourage qui va nous faire remarquer que l’on fait plus souvent répéter ou que l’on écoute la télévision un peu fort…

On commence à moins bien comprendre la télévision lorsque les films sont doublés ou qu’il y a des dialogues en même temps que de la musique de fond, avec cette impression que les jeunes parlent trop vite, sans articuler.

Ces gênes s’étendent presque systématiquement aux situations de compréhension dans le bruit : un repas de famille, une réunion…Situations dans lesquelles plusieurs personnes peuvent prendre la parole en même temps .

Vous pouvez également remarquer que vous entendez moins bien une personne qui vous parle de loin (d’une pièce à l’autre), ou lorsqu’il y a une autre source sonore (la télévisons allumée par exemple)…

Les problèmes d’audition ne concernent que les personnes âgées ?

Malheureusement, non !

Tout le monde peut être touché par des problèmes d’audition à n’importe quelle période de sa vie. En revanche, toutes les personnes âgées ont statistiquement plus de chance d’avoir un système auditif moins performant.

Les causes qui peuvent affecter une des parties de votre système auditif sont multiples : malformation génétique ou non, accident (barotraumatisme, traumatisme crânien…), maladie (Maladie de Ménière, otospongiose, Syndrome de Minor…), médicaments ototoxiques, catarrhe tubaire, traumatisme sonore… ou tout simplement le vieillissement de votre oreille (la presbyacousie).

J’entends moins bien, que faire ?

La première chose à faire est d’en parler à votre médecin généraliste. Il pourra vérifier que vous n’avez pas un bouchon de cérumen qui obstrue le conduit auditif. Il vous orientera ensuite, s’il le juge nécessaire, vers un médecin Oto-Rhino-Laryngologue (ORL).

Le médecin ORL pourra mesurer votre audition et quantifier votre perte auditive.

A l’issue de plusieurs tests et à l’examen de votre oreille, il pourra poser un diagnostic sur votre baisse d’audition.

Sur la base de ce diagnostic, il sera en mesure de vous prescrire des aides auditives, un  traitement médicamenteux ou une chirurgie.

écouteurs modernes portés par une femme en extérieur au coucher du soleil, illustration d'une audition musicale ou d'une expérience sonore immersive.

Comment reconnaître les bruits nocifs pour notre audition ?

La nocivité d’un son dépend de deux facteurs : son volume et la durée d’exposition.

Ainsi, vous pouvez être exposé à un son très intense mais de façon très ponctuelle, le son endommagera moins votre oreille qu’un son moins intense mais auquel vous seriez exposé plusieurs minutes ou plusieurs heures.

A distance de votre exposition, si vous ressentez que vos oreilles sont « cotonneuses », « sifflent » ou «bourdonnent»…c’est qu’elles ont été endommagées et de façon irréversible. et que vous souffrez d’acouphènes. Alors n’attendez pas ce symptôme, soyez attentifs à vos sensations.

Si vous êtes gênés : Fuyez ou Protégez vos oreilles !

Ils en parlent...

Au début, c’est ma femme qui m’a fait remarquer que je la faisais souvent répéter et quand ils venaient à la maison, mes enfants me disaient que la télévision était forte ! Quand je suis allé voir le médecin, j’ai été peu surpris qu’il me recommande des aides auditives. Je suis allé chez l’audioprothésiste qui m’avait été recommandé et depuis je revis ! Tout est plus simple, j’entends mieux !

Georges, 52 ans

 

La compréhension de la parole dans le bruit sollicite fortement les mécanismes centraux de traitement auditif et la discrimination fréquentielle. Les premières atteintes cochléaires, notamment dans les hautes fréquences (2 000–4 000 Hz), altèrent la perception des consonnes (s, f, ch, t), essentielles à l’intelligibilité. Plusieurs études montrent que cette plainte est l’un des marqueurs cliniques les plus précoces de la presbyacousie débutante.

Oui. Le besoin fréquent de faire répéter (« Comment ? », « Tu peux redire ? ») constitue un signe d’alerte classique. Il traduit une dégradation du signal auditif perçu, obligeant le cerveau à compenser par un effort cognitif accru. Cette fatigue d’écoute est bien documentée dans la littérature scientifique et précède souvent la prise de conscience d’une perte auditive objectivable à l’audiogramme.

Tout à fait. Une baisse auditive débutante peut concerner une seule oreille ou être plus marquée d’un côté. Cette asymétrie peut passer inaperçue longtemps, car le cerveau compense grâce à l’oreille controlatérale. Cependant, toute asymétrie auditive récente ou progressive doit conduire à un bilan ORL afin d’éliminer une cause rétrocochléaire ou une pathologie spécifique (par exemple un neurinome de l’acoustique).

Dans de nombreux cas, oui. Les acouphènes (sifflements, bourdonnements, tintements) sont fréquemment associés à une atteinte cochléaire débutante, même lorsque l’audiométrie tonale reste dans les normes. Ils traduisent une activité neuronale anormale secondaire à une diminution des entrées sensorielles auditives, phénomène largement décrit dans les modèles neurophysiologiques de la perte auditive.

Les signes comportementaux sont souvent rapportés par l’entourage avant même que la personne concernée ne s’en rende compte. Il peut s’agir d’un isolement progressif, d’une tendance à éviter les conversations de groupe, ou d’une irritabilité liée à l’effort d’écoute. Ces adaptations comportementales sont bien documentées et participent au retard diagnostique observé dans la majorité des pertes auditives liées à l’âge.

Oui. Une audition dégradée impose un surcroît de charge cognitive pour décoder la parole, ce qui peut entraîner une fatigue mentale, des céphalées ou une baisse de la concentration. Des travaux en neurosciences ont montré que cette surcharge cognitive mobilise des ressources normalement dédiées à la mémoire et à l’attention, avec un impact fonctionnel mesurable au quotidien. Un bon appareillage va réduire la fatigue auditive.

La vigilance doit être accrue dès l’âge de 50 ans, période à laquelle les premiers signes de presbyacousie peuvent apparaître, parfois plus tôt en cas d’exposition au bruit (professionnelle ou de loisir), de facteurs génétiques ou de comorbidités (diabète, maladies cardiovasculaires). Les recommandations internationales soulignent l’intérêt d’un dépistage auditif régulier dans cette tranche d’âge.

Non. Il existe des situations de « perte auditive cachée », caractérisées par une plainte fonctionnelle malgré un audiogramme tonal normal. Ces troubles peuvent être liés à une atteinte synaptique (synaptopathie cochléaire) ou à des troubles du traitement auditif central. Des examens complémentaires, comme l’audiométrie vocale dans le bruit ou les potentiels évoqués auditifs, peuvent alors être nécessaires.

La détection précoce permet une prise en charge rapide, limitant les conséquences fonctionnelles, sociales et cognitives de la perte auditive. De nombreuses études longitudinales ont montré un lien entre perte auditive non corrigée, déclin cognitif et risque accru de démence. Une intervention précoce, incluant le suivi ORL et audioprothétique, contribue à préserver la qualité de vie et les capacités de communication à long terme.

Nos audioprothésistes sont à votre écoute !

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