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Pour devenir audioprothésiste en France, la voie habituelle est d’obtenir le diplôme d’État (DE) d’audioprothésiste. La formation dure trois ans après le baccalauréat (six semestres, 180 crédits ECTS), l’admission se fait sur Parcoursup et le diplôme se prépare dans onze établissements habilités, de Lille à Marseille. Le métier consiste à choisir, adapter, délivrer et suivre les aides auditives de personnes malentendantes, sur prescription médicale. Après le diplôme, il est possible de poursuivre en master, puis en doctorat, notamment vers la recherche sur l’audition et les implants auditifs.

Cette page rassemble des informations vérifiées auprès des textes officiels, des établissements de formation et des organismes publics d’orientation (Onisep, France Compétences, Carif-Oref). Elle comprend les adresses et les contacts des onze écoles, ainsi qu’une présentation des poursuites d’études et de la recherche clinique en audioprothèse.

Question Réponse courte
Formation de référence en France Diplôme d’État d’audioprothésiste (fiche RNCP 36110, niveau 6)
Durée des études 3 ans, 6 semestres, 180 ECTS, mémoire de recherche soutenu après validation de la troisième année
Admission Parcoursup pour la formation initiale ; procédure spécifique pour la formation continue dans certaines écoles
Alternance Prévue par la fiche nationale à partir de la 2e année, ouverture variable selon les écoles
Bac conseillé Bac général avec un solide bagage en mathématiques, physique-chimie et sciences de la vie
Nombre d’écoles 11 établissements en 2026
Places en 1re année Nombre fixé chaque année par arrêté ; de 20 à 52 places selon l’école
Coût Droits d’inscription universitaires en formation initiale (exemple : 488 € à Lyon pour 2026-2027), plus la CVEC ; exonération pour les boursiers sur critères sociaux
Salaire de départ Repère publié par l’Onisep : à partir de 1 867 € brut mensuel, variable selon l’employeur et la région
Poursuite d’études Master possible selon les prérequis de chaque formation (par exemple Neuroprothèses sensorielles et motrices à Montpellier), puis doctorat
Code métier ROME J1401 « Audioprothèses »

Qu’est-ce qu’un audioprothésiste ?

L’audioprothésiste est un professionnel de santé relevant des auxiliaires médicaux, dont l’activité est définie par l’article L4361-1 du Code de la santé publique. Est audioprothésiste la personne qui procède à l’appareillage des déficients de l’ouïe. Cet appareillage comprend le choix, l’adaptation, la délivrance, le contrôle d’efficacité immédiate et permanente de la prothèse auditive, ainsi que l’éducation prothétique de la personne appareillée.

Le même article encadre strictement la délivrance : chaque appareil auditif est délivré sur prescription médicale préalable et obligatoire, établie après un examen otologique et une audiométrie tonale et vocale. L’audioprothésiste n’établit donc pas de diagnostic médical ; il intervient sur la réhabilitation auditive, en complémentarité avec le médecin, le plus souvent ORL.

Les missions au quotidien

Le cœur du métier est l’appareillage, mais il recouvre une succession d’actes techniques et relationnels, résumés dans les étapes de l’appareillage auditif. Lors d’un premier rendez-vous avec un audioprothésiste, le professionnel recueille l’histoire auditive du patient, examine le conduit auditif, réalise les tests audiométriques nécessaires à l’adaptation, puis explique les solutions envisageables. Viennent ensuite la prise d’empreinte pour les embouts sur mesure, le choix de l’aide auditive, les réglages, les mesures de vérification, la période d’essai et un suivi prothétique qui s’étend sur toute la durée de vie de l’appareil.

L’audioprothésiste intervient aussi en prévention : la fiche RNCP du diplôme mentionne la mesure des nuisances sonores et le choix des protections auditives individuelles. Il accompagne des publics très variés, des enfants aux personnes âgées, et prend en charge des situations qui dépassent la simple perte d’audition, comme les acouphènes ou l’hyperacousie.

Audioprothésiste et ORL : deux métiers complémentaires

Médecin ORL Audioprothésiste
Formation Études de médecine puis spécialisation (plus de 10 ans) Diplôme d’État en 3 ans après le bac
Rôle principal Diagnostic, traitement médical et chirurgical, prescription Choix, adaptation, réglage et suivi des aides auditives
Prescription d’un appareil Oui Non : il délivre l’appareil sur prescription
Tests auditifs Oui, à visée diagnostique Oui, à visée d’adaptation et de contrôle prothétique
Suivi Surveillance médicale de l’oreille Suivi technique et prothétique, souvent pendant plusieurs années

Une profession de santé réglementée

La profession est encadrée par la loi depuis 1967. Chaque audioprothésiste diplômé est enregistré au Répertoire partagé des professionnels de santé : depuis 2024, le numéro RPPS a remplacé le numéro Adeli, et il donne accès à la carte de professionnel de santé.

Quelles études pour devenir audioprothésiste ?

Quel diplôme pour devenir audioprothésiste en France ?

Le diplôme d’État d’audioprothésiste constitue la voie habituelle de formation en France. Le Code de la santé publique prévoit également d’autres situations ouvrant l’accès à l’exercice, notamment les titres permettant d’exercer la médecine et, sous conditions, une autorisation individuelle d’exercice pour des professionnels qualifiés dans un autre État de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen. Dans tous les cas, le professionnel doit être enregistré avant son entrée dans la profession.

L’organisation du diplôme est encadrée par le Code de l’éducation (articles D636-1 à D636-17). Le programme pédagogique s’appuie sur l’annexe, toujours en vigueur, du décret n° 2001-620 du 10 juillet 2001. Le diplôme est enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles sous la fiche RNCP 36110, au niveau 6, celui de la licence. Cette fiche indique qu’il ne peut pas être obtenu par la voie de l’expérience (VAE).

La maquette de formation n’a pas été profondément remaniée depuis 2001, et sa réingénierie est réclamée par la profession. Il est donc utile de consulter la page de chaque école avant de candidater, car les modalités peuvent évoluer.

Admission sur Parcoursup : profil attendu

Depuis la fin des concours d’entrée, l’admission en première année se fait sur dossier via Parcoursup, complétée par un entretien dans certaines écoles. Selon l’Onisep, six écoles (Bordeaux, Lyon, Montpellier, Nancy, Paris et Rennes – Fougères) examinent les candidatures de façon groupée, tandis que les cinq autres (Clermont-Ferrand, Lille, Marseille, Rouen – Évreux et Toulouse – Cahors) recrutent indépendamment. Les attendus nationaux peuvent se résumer en quatre grands axes (synthèse ; la liste complète figure sur Parcoursup et l’Onisep) :

  • Les sciences : aptitude à la démarche scientifique et bonne maîtrise des compétences théoriques et expérimentales en physique, sciences de la vie et mathématiques.
  • La méthode : raisonnement logique, capacité à rechercher et restituer une information scientifique, rigueur et autonomie dans le travail.
  • Les qualités humaines : empathie, bienveillance et écoute, indispensables face à des patients parfois âgés, anxieux ou en difficulté de communication.
  • La dimension professionnelle : les attendus mentionnent aussi une capacité de gestion administrative et commerciale, en lien avec la dimension médicale du métier.

Un bac général avec des spécialités scientifiques, notamment physique-chimie et mathématiques, constitue une préparation adaptée aux enseignements scientifiques de la formation. Les connaissances en sciences de la vie, l’expression écrite et orale ainsi que les qualités d’écoute sont également importantes. Les candidats en reprise d’études passent eux aussi par Parcoursup dans la plupart des écoles ; certaines leur réservent quelques places de formation continue hors Parcoursup, comme l’université Clermont Auvergne.

L’apprentissage : possible à partir de la deuxième année

La fiche RNCP du diplôme prévoit l’apprentissage uniquement à partir de la deuxième année. Son ouverture effective dépend de chaque établissement. L’école de Fougères (université de Rennes) et l’IFA La Musse (université de Rouen Normandie) annoncent cette possibilité, avec une gratuité des frais de formation pour l’apprenti selon leurs documents de présentation. L’ISTR de Lyon indique au contraire ne pas proposer de formation en alternance. Pour les autres écoles, la fiche Parcoursup et le secrétariat de scolarité donnent l’information de l’année.

Le déroulement des trois années

Les études alternent enseignements théoriques, travaux dirigés, travaux pratiques et stages. Chaque année est validée par un examen, et le diplôme est délivré après réussite aux examens des trois années et soutenance du mémoire de recherche. L’organisation varie d’une école à l’autre, mais la logique est commune :

Année Enseignements dominants Stages (volumes du programme national)
1re année Mathématiques, statistiques, physique, biophysique, acoustique, électricité, électronique, anatomie et physiologie de l’oreille, audiologie et otologie, sciences humaines 350 heures en service hospitalier, 140 heures en laboratoire d’audioprothèse, 70 heures en institution gérontologique
2e année Audioprothèse, électroacoustique, psychoacoustique, acoustique architecturale, audiologie approfondie, phonétique et linguistique 560 heures en laboratoire d’audioprothèse
3e année Techniques avancées d’adaptation, cas cliniques complexes, gestion et comptabilité, préparation du mémoire 560 heures en laboratoire d’audioprothèse, 35 heures chez un fabricant, rédaction du mémoire

Ces volumes figurent dans les plaquettes de plusieurs écoles (Nancy, Évreux, Lille), qui reprennent le programme national. À titre d’exemple, l’université de Rennes présente un volume total de stages d’environ neuf mois chez un audioprothésiste, dix semaines en service ORL hospitalier, deux semaines en EHPAD et une semaine chez un fabricant. Ces stages sont souvent décisifs pour l’insertion professionnelle.

Ce que l’on apprend vraiment : de l’audiogramme à la parole dans le bruit

Une grande partie de la formation porte sur la mesure de l’audition. L’étudiant apprend à réaliser et interpréter l’audiométrie tonale, l’audiométrie vocale, l’audiométrie dans le bruit, la tympanométrie et les mesures de vérification des aides auditives. Ces tests auditifs sont au centre du métier : un réglage n’est pertinent que s’il est vérifié, puis confronté au ressenti du patient dans sa vie réelle.

Les programmes publiés par les écoles détaillent cette exigence. Celui du Cnam, par exemple, comprend en deuxième année des enseignements sur l’audiométrie vocale dans le silence, les tests dans le bruit et leur comparaison, les méthodologies de pré-réglage et les questionnaires utilisables en audioprothèse ; en troisième année s’ajoutent l’appareillage pédiatrique, les acouphènes, l’hyperacousie, les systèmes à conduction osseuse et CROS, la boucle magnétique ou encore le télésoin. L’enseignement suit ainsi l’évolution de la clinique, qui s’intéresse de plus en plus aux patients gênés dans le bruit malgré un audiogramme peu altéré, une situation décrite sur notre page consacrée à l’appareillage des surdités cachées.

Le mémoire de recherche

La troisième année est marquée par la rédaction et la soutenance publique d’un mémoire de recherche devant un jury, qui comprend au moins un médecin ORL, un physicien et un audioprothésiste. La soutenance n’est possible qu’après validation de la troisième année ; l’étudiant peut s’inscrire pour une année supplémentaire en vue de cette soutenance, et le mémoire ne peut être présenté plus de deux fois. C’est souvent la première expérience de méthodologie scientifique : question de recherche, recherche bibliographique, protocole, recueil de données, analyse statistique et discussion des limites. À Marseille, le mémoire représente l’équivalent de 580 heures en troisième année ; l’IFA La Musse lui consacre 280 heures de rédaction. Certains mémoires débouchent sur des communications en congrès ou des publications.

Les 11 écoles d’audioprothèse en France en 2026

Onze centres de formation préparent au diplôme d’État d’audioprothésiste, les derniers ouverts étant ceux de Clermont-Ferrand, accrédité à partir de l’année 2023-2024, et de Marseille, accrédité à partir de 2024-2025. Le tableau présente leurs établissements de rattachement et les repères chiffrés publiés. Les chiffres correspondent aux années indiquées : pour candidater, consultez les capacités et modalités publiées pour la rentrée visée.

Ville Établissement de rattachement Places en 1re année (année de référence) Apprentissage Repères
Paris Centre de préparation au diplôme d’État d’audioprothésiste (CPDA), Cnam et université Paris Cité Voir fiche Parcoursup Voir fiche Parcoursup Premier centre créé en France, en 1957 ; association Cnam – université depuis 1985
Lyon Institut des sciences et techniques de la réadaptation (ISTR), université Claude Bernard Lyon 1 52 (capacité annuelle) Non proposé Droits de scolarité 2026-2027 : 488 €
Nancy Faculté de pharmacie, université de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy) Voir fiche Parcoursup Voir fiche Parcoursup Seule formation du Grand Est ; plateformes de simulation auditive pour les mémoires
Rennes – Fougères École d’audioprothèse de la Faculté des métiers (CCI Ille-et-Vilaine), université de Rennes 30 (2026) Possible dès la 2e année 466 € par an selon la fiche Onisep 2026, gratuit en apprentissage
Cahors Faculté de santé, université de Toulouse 24 (2026) Voir fiche Parcoursup Enseignements à Cahors ; épreuves orales ; 487 € par an et 80 € de frais de dossier selon la fiche Onisep 2026
Évreux Institut de formation d’audioprothésistes (IFA) La Musse, université de Rouen Normandie 50 (2026) Possible à partir de la 2e année Ouvert en septembre 2019 ; entretien de motivation en visioconférence
Bordeaux Collège sciences de la santé, université de Bordeaux Voir fiche Parcoursup Voir fiche Parcoursup Formation intégrée aux formations paramédicales de réadaptation de l’université
Montpellier Faculté de pharmacie, université de Montpellier 35 (2025) Voir fiche Parcoursup 1 127 candidatures en 2025 ; master Neuroprothèses sensorielles et motrices sur place
Lille UFR3S, département de médecine, université de Lille Voir fiche Parcoursup Voir fiche Parcoursup Enseignements sur le site de Loos
Clermont-Ferrand UFR de médecine, maïeutique et métiers de la santé, université Clermont Auvergne Voir fiche Parcoursup Voir fiche Parcoursup Accréditée à partir de 2023-2024 ; places de formation continue hors Parcoursup
Marseille Faculté des sciences médicales et paramédicales, Aix-Marseille Université (campus Timone) 20 (2025-2026) Voir fiche Parcoursup Accréditée à partir de 2024-2025

Pour les données non renseignées dans le tableau, consultez la fiche Parcoursup de la rentrée visée, qui reste la référence pour toutes les écoles.

Adresses et contacts des 11 écoles d’audioprothèse

Pour préparer une candidature, demander la date d’une journée portes ouvertes ou poser une question sur les stages, voici les coordonnées administratives des onze centres de formation. En formation initiale, les candidatures en première année passent par Parcoursup : ces contacts servent alors à s’informer, pas à déposer un dossier. Pour la formation continue, les procédures dépendent de chaque établissement et se demandent au secrétariat.

Ville Établissement Adresse Téléphone Courriel ou contact en ligne
Paris Centre de préparation au diplôme d’État d’audioprothésiste (CPDA), Cnam – université Paris Cité 2 rue Conté, 75003 Paris 01 40 27 22 55 [email protected]
Lyon Institut des sciences et techniques de la réadaptation (ISTR), université Claude Bernard Lyon 1 8 avenue Rockefeller, 69373 Lyon Cedex 08 04 78 77 87 40 (scolarité) [email protected]
Nancy Faculté de pharmacie, université de Lorraine, campus Brabois Santé 7 avenue de la Forêt de Haye, BP 90170, 54505 Vandœuvre-lès-Nancy Cedex 03 72 74 72 88 (école d’audioprothèse) pharma.univ-lorraine.fr
Rennes – Fougères École d’audioprothèse de la Faculté des métiers (CCI Ille-et-Vilaine), université de Rennes 4 rue Claude Bourgelat, parc d’activités de la Grande Marche, Javené, 35306 Fougères Cedex Non publié sur la fiche de la formation fac-metiers.fr
Cahors Faculté de santé, département médecine, maïeutique et paramédical, université de Toulouse (enseignements à Cahors) Administration : 133 route de Narbonne, 31062 Toulouse Cedex 09 05 62 88 90 00 (standard de la faculté de santé) sante.utoulouse.fr
Évreux Institut de formation d’audioprothésistes (IFA) La Musse, université de Rouen Normandie Hôpital La Musse, allée Louis Martin, CS 20119, 27180 Saint-Sébastien-de-Morsent 02 32 07 29 54 [email protected]
Bordeaux Collège sciences de la santé, université de Bordeaux (scolarité des formations paramédicales) 146 rue Léo Saignat, 33076 Bordeaux Cedex 05 57 57 11 98 (scolarité) [email protected]
Montpellier Faculté de pharmacie, université de Montpellier 15 avenue Charles Flahault, BP 14491, 34093 Montpellier Cedex 5 04 11 75 93 30 (contact administratif) pharmacie.edu.umontpellier.fr
Lille UFR3S, département de médecine, université de Lille (scolarité audioprothèse) Pôle formation, 59045 Lille Cedex (enseignements à Loos) 03 20 62 76 46 [email protected]
Clermont-Ferrand UFR de médecine, maïeutique et métiers de la santé, université Clermont Auvergne 28 place Henri-Dunant, TSA 50400, 63001 Clermont-Ferrand Cedex 1 Non publié sur la fiche de la formation [email protected]
Marseille Faculté des sciences médicales et paramédicales, Aix-Marseille Université (campus Timone) Campus Timone, 13385 Marseille Cedex 05 Non publié sur la fiche de la formation fiche Onisep de la faculté

Ces coordonnées ont été relevées le 8 octobre 2026 sur les sites des établissements, sur l’Onisep et sur les fiches Carif-Oref. Les secrétariats changent régulièrement d’adresse électronique : vérifiez toujours la fiche Parcoursup et le site de l’école de l’année en cours avant un envoi important. Préparez vos questions avant d’écrire : capacité d’accueil, possibilité d’apprentissage à partir de la deuxième année, frais de scolarité et lieu exact des enseignements, qui diffère parfois du siège administratif (Cahors pour Toulouse, Fougères pour Rennes, Loos pour Lille).

Combien de places et quelle sélectivité ?

Le nombre d’étudiants admis en première année est encadré depuis 2015 et fixé chaque année par arrêté interministériel. Selon une réponse ministérielle publiée à l’Assemblée nationale, il a progressé d’environ 50 % entre 2015 et 2022, passant de 199 à 298 places, avec un objectif cible de 300 places. Les écoles ouvertes depuis, à Clermont-Ferrand et à Marseille, s’ajoutent à ces capacités ; le nombre applicable à une rentrée donnée est celui de l’arrêté publié pour cette année.

La filière reste sélective. Selon sa fiche Parcoursup, la formation de l’université de Montpellier a reçu 1 127 candidatures pour 35 places en 2025. Ce rapport ne correspond pas à une probabilité individuelle d’admission, chaque candidat pouvant formuler plusieurs vœux. Les dossiers retenus combinent généralement de bons résultats dans les matières scientifiques, une expression écrite et orale soignée et une motivation argumentée, idéalement appuyée sur une expérience d’observation en centre d’audioprothèse.

Combien coûtent les études d’audioprothésiste ?

Les formations universitaires appliquent les droits d’inscription universitaires, qui varient selon l’établissement et l’année universitaire. À titre d’exemple, l’ISTR de Lyon affiche 488 € pour l’année 2026-2027 en formation initiale. Les fiches Onisep relevées en 2026 indiquent par ailleurs 466 € par an pour Fougères et 487 € par an pour Toulouse – Cahors et pour l’IFA La Musse, Toulouse mentionnant aussi 80 € de frais de dossier ; ces montants ne valent que pour l’année indiquée par chaque fiche et ne constituent pas un relevé exhaustif des onze écoles. Il faut distinguer les droits d’inscription, les éventuels frais complémentaires (frais de dossier) et les tarifs de formation continue, propres à chaque établissement. S’y ajoute la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC). Les étudiants boursiers sur critères sociaux sont exonérés des droits d’inscription dans les établissements publics. En apprentissage, les frais de formation sont pris en charge selon les écoles qui le proposent. Les parcours en formation continue peuvent donner lieu à des frais spécifiques, à demander à l’établissement avec les possibilités de financement liées à une reconversion.

Il faut aussi prévoir les frais de logement et de déplacement liés aux stages, parfois éloignés de l’école. Certaines écoles signalent des solutions de logement : l’IFA La Musse indique par exemple la possibilité de louer un studio sur le site de l’hôpital, selon les disponibilités.

Quel salaire pour un audioprothésiste ?

Le repère publié par l’Onisep est un salaire débutant à partir de 1 867 € brut par mois, variable selon l’employeur et la localisation. Il ne s’agit ni d’une moyenne du marché ni d’un minimum réglementaire. Dans la pratique, les rémunérations observées diffèrent fortement selon plusieurs facteurs :

  • L’employeur et le poste : centre indépendant, réseau, structure mutualiste ou établissement hospitalier, avec des responsabilités variables selon les fonctions exercées.
  • La région : la densité de centres et la tension sur le recrutement pèsent sur les salaires proposés, notamment en Île-de-France.
  • La structure de rémunération : part fixe, primes, éventuelle part variable, responsabilités d’encadrement ou de direction de centre.
  • L’expérience et la spécialisation : pédiatrie, implants auditifs, acouphènes, surdités complexes.

En exercice indépendant, le revenu dépend de l’activité et des charges de l’entreprise. Il doit être distingué du chiffre d’affaires et ne se compare pas directement à un salaire brut mensuel.

Les fourchettes publiées par les sites d’emploi divergent sensiblement et ne reposent pas sur une grille conventionnelle unique. Pour un étudiant, le meilleur indicateur reste la comparaison des offres réelles au moment de la sortie d’école, en regardant autant le contenu du poste, l’encadrement et la formation continue que le salaire affiché.

Quels débouchés après le diplôme d’État ?

La majorité des audioprothésistes exercent dans des centres d’audioprothèse, indépendants ou appartenant à un réseau. La fiche RNCP cite aussi les centres d’implantation cochléaire agréés, les entreprises de fabrication d’aides auditives et les établissements pour enfants déficients auditifs. D’autres voies existent : enseignement, fonctions techniques chez les fabricants, création d’entreprise, direction de centres, recherche. Après quatre ans d’exercice, l’Onisep mentionne aussi l’accès possible au diplôme de cadre de santé. Le périmètre d’intervention de la profession fait par ailleurs l’objet de débats législatifs, que nous suivons dans notre article sur l’élargissement de la compétence des audioprothésistes.

Les spécialisations cliniques

Le diplôme d’État peut être complété par des diplômes universitaires (DU) ou interuniversitaires (DIU), par exemple en audiophonologie pédiatrique, en audioprothèse implantable ou en audiologie. Ces formations, d’une durée de quelques semaines à une année, ouvrent vers des prises en charge exigeantes :

Poursuivre ses études après le DE : master et doctorat

Le diplôme d’État d’audioprothésiste est enregistré au niveau 6 du cadre national des certifications professionnelles, celui de la licence. Des poursuites d’études en master sont possibles, selon les prérequis et la sélection propres à chaque formation : la candidature en première année de master passe par la plateforme nationale Mon Master, et l’appréciation du diplôme d’origine relève de l’établissement qui recrute. Un doctorat peut ensuite être envisagé. Cette voie reste minoritaire ; c’est la voie habituelle vers une carrière universitaire associant enseignement et recherche.

Le master Neuroprothèses sensorielles et motrices à Montpellier

L’université de Montpellier propose, dans la mention Biologie-santé, un parcours de master Neuroprothèses sensorielles et motrices, porté par la faculté de pharmacie et la faculté des sciences. Il s’agit d’un master de deux ans (120 ECTS). Selon sa présentation, il a été créé à l’origine autour des prothèses auditives implantables (implants d’oreille moyenne, implants cochléaires, implants du tronc cérébral), avant de s’élargir aux neuroprothèses visuelles et motrices. Il vise à former des spécialistes de la neurostimulation, du réglage des neuroprothèses et du suivi des patients implantés.

Élément Ce que publie l’université de Montpellier
Mention et parcours Master Biologie-santé, parcours Neuroprothèses sensorielles et motrices
Durée 2 ans, 120 ECTS (M1 et M2 de 60 ECTS chacun)
Lieux Faculté de pharmacie et campus Triolet, Montpellier
Public visé Audioprothésistes et orthophonistes (audition), orthoptistes (vision), kinésithérapeutes (moteur), médecins et internes
Candidature en M1 Plateforme nationale Mon Master
Enseignements de M2 Exploration et troubles de la parole, surdité et neuropsychologie de l’enfant, troubles de l’équilibre et de la motricité, acquisition de données et traitement du signal biomédical, audiologie clinique, implants cochléaires et rétiniens, analyse de données, anglais
Stage Stage de M2 de 25 ECTS, avec rapport et soutenance orale
Débouchés annoncés Fabricants de neuroprothèses et structures de soins ; poursuite possible en doctorat

Pour un audioprothésiste, ce master est l’une des passerelles les plus directes vers le réglage des implants cochléaires, les centres d’implantation et l’industrie des implants d’oreille. Les modalités de candidature, les capacités et le calendrier sont publiés chaque année sur le site de la faculté de pharmacie de Montpellier. D’autres universités proposent des masters en santé, en neurosciences, en acoustique ou en ingénierie de la santé ; l’accès des audioprothésistes y dépend des prérequis de chaque formation. À Lyon, par exemple, l’ISTR porte aussi un master Santé.

Le doctorat : trois ans de recherche dans un laboratoire

Le doctorat se prépare après un master, en règle générale en trois ans, au sein d’une école doctorale et d’une unité de recherche, sous la direction d’un directeur de thèse habilité. Pour un audioprothésiste, les sujets possibles relèvent de la neurophysiologie de l’audition, de la psychoacoustique, du traitement du signal, des implants auditifs, de la perception de la parole ou de la réadaptation. Le financement passe le plus souvent par un contrat doctoral, un financement industriel (convention CIFRE avec une entreprise, par exemple un fabricant) ou un projet de recherche.

Ce parcours s’inscrit dans un contexte d’universitarisation des métiers de la réadaptation. Le décret n° 2019-1107 du 30 octobre 2019 a créé au Conseil national des universités une section 91, « Sciences de la rééducation et de la réadaptation ». Des postes d’enseignants-chercheurs rattachés à cette section ont depuis été ouverts dans des départements d’audioprothèse : l’université de Toulouse a publié en 2023 un poste de maître de conférences « Pathologies de l’audition et de la communication » en lien avec le centre de formation de Cahors, et l’université de Rouen Normandie un poste de professeur associé en audioprothèse pour la formation d’Évreux. En réponse à une question écrite, le ministère de l’Enseignement supérieur a par ailleurs évoqué la possibilité de créer des spécialités du doctorat en lien avec cette section 91.

La recherche clinique en audioprothèse

La recherche clinique désigne les études menées chez des patients pour évaluer une pratique, un appareil ou un protocole. En France, les recherches impliquant la personne humaine sont encadrées par le Code de la santé publique (articles L1121-1 et suivants, issus de la loi dite « Jardé ») : elles nécessitent un promoteur, un investigateur, l’avis favorable d’un comité de protection des personnes et l’information, voire le consentement, des participants. En audioprothèse, les études sont souvent conduites par des services ORL hospitaliers, auxquels les audioprothésistes apportent leur expertise de l’adaptation, des mesures et du suivi.

Ce qu’apporte l’audioprothésiste à une étude

  • Le protocole d’appareillage : choix des aides auditives, méthodes de réglage, embouts et durée d’acclimatation, définis par le protocole, avec une individualisation et une traçabilité des adaptations lorsque nécessaire.
  • Les mesures : audiométrie tonale et vocale, tests de parole dans le bruit, mesures in vivo, questionnaires de qualité de vie ou de handicap auditif.
  • Le suivi : contrôle du port effectif des appareils (données enregistrées par les aides auditives), ajustements, recueil des événements.
  • L’analyse : participation à l’interprétation des résultats, à la rédaction et aux communications en congrès.

Deux exemples d’études publiées

Une étude prospective publiée en 2025 dans le Journal of Clinical Medicine, menée dans le service ORL de l’hôpital Bicêtre (AP-HP) avec des audioprothésistes libéraux, a évalué des aides auditives à embout ouvert chez 40 patients gênés dans le bruit malgré des seuils auditifs normaux ou légèrement altérés. La compréhension dans le bruit et la qualité de vie se sont améliorées, notamment chez les 12 patients classés, selon les critères de l’étude, comme présentant une perte auditive cachée (gain de 2,0 dB de rapport signal sur bruit). Cette cohorte de petite taille suggère un bénéfice chez des patients sélectionnés, sans permettre de généraliser l’appareillage à toute difficulté de compréhension dans le bruit.

Une étude rétrospective publiée dans Otology & Neurotology en 2024, conduite avec l’équipe ORL de l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, a porté sur 20 patients présentant une surdité sévèrement asymétrique, équipés d’un système associant un CROS ou BiCROS et une aide auditive sur l’oreille la plus atteinte. Après un mois, la compréhension de la parole dans le bruit s’est améliorée, sans amélioration significative de la localisation spatiale. La petite taille de l’échantillon et le caractère rétrospectif de l’étude limitent la généralisation de ces résultats.

Ces deux travaux, cités en sources, illustrent la place que peuvent prendre les audioprothésistes dans la production de connaissances : des questions issues de la pratique, des protocoles d’appareillage rigoureux et des mesures standardisées. Les évolutions technologiques suivies dans notre rubrique innovation alimentent aussi de nombreux sujets de mémoires et d’études.

Assistant en audioprothèse : un métier distinct

Il ne faut pas confondre audioprothésiste et assistant en audioprothèse. L’assistant accueille les patients, assure la gestion administrative et l’entretien courant des aides auditives. Le Cnam propose un diplôme de spécialisation professionnelle « Assistant en audioprothèse », présenté dans notre article sur le diplôme d’assistante ou assistant en audioprothèse, et l’université de Montpellier propose un DU d’assistant en audioprothèse. Distincts du diplôme d’État, ces diplômes ne confèrent ni les compétences ni l’autorisation d’exercice d’un audioprothésiste : l’assistant ne se substitue pas à ce professionnel pour le bilan audioprothétique, l’adaptation et les réglages.

Quelles qualités pour devenir audioprothésiste ?

Le métier réunit trois compétences rarement associées : la rigueur scientifique pour mesurer et régler, la dextérité pour les gestes techniques comme la prise d’empreinte, et une vraie capacité d’écoute. Beaucoup de patients arrivent après des années de gêne, parfois avec des réticences à porter un appareil. L’audioprothésiste doit expliquer, rassurer, ajuster et accompagner dans la durée. La pédagogie compte autant que la technique : le résultat d’un appareillage dépend largement de la qualité de l’éducation prothétique et du suivi. Pour ceux qui envisagent la recherche, la curiosité scientifique, la lecture d’articles en anglais et l’aisance avec les statistiques deviennent aussi des atouts.

Conseils avant de candidater

  • Découvrir le métier sur le terrain avant de formuler vos vœux, par un stage d’observation ou quelques journées en centre d’audioprothèse. C’est le meilleur moyen de vérifier votre motivation et de l’argumenter dans votre dossier.
  • Soigner les matières scientifiques, en particulier la physique et les mathématiques, qui structurent la première année.
  • Consulter la fiche Parcoursup de chaque école : capacités d’accueil, critères d’examen des vœux et existence éventuelle d’un entretien changent d’une année à l’autre.
  • Participer aux journées portes ouvertes : plusieurs écoles en organisent chaque année ; repérez la prochaine session publiée sur le site de l’école ou sur l’Onisep.
  • Anticiper la mobilité : les stages peuvent se dérouler loin de l’école, et la répartition des places varie selon les régions.
  • Penser à la suite : si la recherche ou les implants vous attirent, un mémoire bien construit est une première étape vers un master.

Pour vous renseigner sur une possibilité d’observation, vous pouvez contacter le centre Audition Marc Boulet le plus proche de chez vous parmi nos centres Audition Marc Boulet. Chaque demande est étudiée selon les disponibilités de l’équipe. Les nouvelles du réseau sont publiées dans les actualités du groupe Audition Marc Boulet.

Vous recherchez un accompagnement pour votre audition ou celle d’un proche ? Trouvez votre centre Audition Marc Boulet pour consulter ses coordonnées et ses possibilités de rendez-vous. Si vous le souhaitez, le test auditif en ligne offre aussi une première orientation ; il ne remplace ni une consultation médicale ni un examen ORL.

À retenir

  • Le diplôme d’État d’audioprothésiste, préparé en 3 ans après le bac, est la voie habituelle d’accès au métier en France.
  • L’admission se fait sur Parcoursup ; la filière est sélective et privilégie les profils scientifiques motivés.
  • Onze écoles préparent au diplôme en 2026 ; leurs capacités, leurs frais et l’ouverture à l’apprentissage varient selon l’établissement et l’année.
  • L’audioprothésiste délivre les aides auditives sur prescription médicale : le diagnostic relève du médecin, l’appareillage et le suivi de l’audioprothésiste.
  • Après le DE, de niveau 6, une poursuite en master est possible selon les prérequis de chaque formation, comme le master Neuroprothèses sensorielles et motrices de Montpellier, puis en doctorat.
  • La recherche clinique en audioprothèse se fait le plus souvent avec les services ORL hospitaliers, dans le cadre réglementaire des recherches impliquant la personne humaine.

Sources

Rédaction et mise à jour

Rédaction : Marc Boulet, audioprothésiste diplômé d’État, Audition Marc Boulet. Première publication : 24 mai 2024. Dernière mise à jour : 8 octobre 2026.

Questions fréquentes sur les études d’audioprothésiste

Aucun bac n'est imposé, mais les attendus nationaux de Parcoursup demandent une bonne maîtrise de la physique, des sciences de la vie et des mathématiques. Un bac général avec des spécialités scientifiques, notamment physique-chimie et mathématiques, prépare aux enseignements de la formation. Les connaissances en sciences de la vie, l'expression écrite et orale ainsi que les qualités d'écoute sont également importantes.

Oui. Le diplôme d'État peut être préparé en formation continue, et certaines écoles réservent quelques places aux candidats en reprise d'études, avec une procédure distincte de Parcoursup. La formation reste à temps plein pendant trois ans et le diplôme n'est pas accessible par validation des acquis de l'expérience. Il est conseillé de se renseigner tôt sur les frais et les possibilités de financement auprès de l'école visée.

Oui. Le nombre de places en première année est fixé chaque année par arrêté et propre à chaque école, et les candidatures sont nombreuses : selon sa fiche Parcoursup, la formation de l'université de Montpellier a reçu 1 127 candidatures pour 35 places en 2025. Ce rapport ne mesure pas une chance individuelle d'admission, car chaque candidat peut formuler plusieurs vœux. Un dossier scientifique solide et une motivation argumentée font la différence.

Dans les écoles publiques, le coût correspond aux droits d'inscription universitaires, par exemple 488 € par an à Lyon pour 2026-2027 en formation initiale, auxquels s'ajoute la contribution de vie étudiante et de campus. Les étudiants boursiers sur critères sociaux sont exonérés des droits d'inscription. Il faut aussi prévoir le logement, le matériel et les déplacements liés aux stages, parfois éloignés de l'école.

La fiche nationale du diplôme prévoit une possibilité d'apprentissage à partir de la deuxième année. Son ouverture effective dépend toutefois de l'établissement : l'ISTR de Lyon indique, par exemple, ne pas proposer de formation en alternance. Renseignez-vous auprès de chaque école sur les années accessibles, les modalités de candidature et les conditions du contrat.

Le repère publié par l'Onisep est un salaire de départ à partir de 1 867 € brut par mois, variable selon l'employeur et la localisation ; il ne s'agit ni d'une moyenne du marché ni d'un minimum réglementaire. Pour un salarié, la rémunération dépend notamment de la région, de l'expérience, des responsabilités et de l'éventuelle part variable. Pour un professionnel indépendant, le revenu dépend de l'activité et des charges de l'entreprise : il ne se compare pas directement à un salaire brut mensuel.

L'ORL est un médecin spécialiste : il pose le diagnostic, traite les maladies de l'oreille et prescrit l'appareillage lorsqu'il est indiqué. L'audioprothésiste est un professionnel de santé formé en trois ans : il choisit, adapte, règle et suit les aides auditives sur prescription médicale. Les tests qu'il réalise, comme l'audiogramme, servent à l'adaptation et au contrôle prothétique, pas au diagnostic médical.

La formation couvre l'otoscopie, l'audiométrie tonale et vocale, l'audiométrie dans le bruit, la tympanométrie et les mesures de vérification des aides auditives. L'étudiant apprend aussi la prise d'empreinte du conduit auditif et le réglage des appareils à partir de ces mesures. Ces compétences sont ensuite approfondies pendant les stages en centre d'audioprothèse et en service ORL.

L'assistant en audioprothèse accueille les patients, gère les dossiers administratifs, assure l'entretien courant des appareils et conseille sur les accessoires. Le Cnam propose un diplôme de spécialisation professionnelle « Assistant en audioprothèse », distinct du diplôme d'État d'audioprothésiste. Ce diplôme ne confère ni les compétences ni l'autorisation d'exercice d'un audioprothésiste : l'assistant ne se substitue pas à ce professionnel pour le bilan audioprothétique, l'adaptation et les réglages.

La plupart des audioprothésistes exercent en centre d'audioprothèse, indépendant ou appartenant à un réseau. D'autres travaillent dans des centres d'implantation cochléaire, chez des fabricants d'aides auditives, dans des établissements pour enfants sourds ou malentendants, dans l'enseignement ou la recherche.

Le choix du cadre d'exercice dépend du projet professionnel, de l'encadrement proposé et de la place accordée à la formation continue. Travailler auprès d'un audioprothésiste indépendant constitue l'une des possibilités.

Un appareillage suit plusieurs étapes : entretien et tests, choix de la solution, prise d'empreinte si nécessaire, premiers réglages, période d'essai, ajustements puis suivi régulier pendant toute la durée de vie de l'appareil. Nous détaillons ce parcours sur notre page consacrée aux étapes de l'appareillage. C'est cette relation dans la durée qui fait la spécificité du métier.

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