Vos oreilles méritent le meilleur : notés 4,9/5
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Le tiers payant permet de ne pas avancer, au moment de l’achat de vos aides auditives, les sommes prises en charge par l’Assurance maladie et par votre complémentaire santé : l’audioprothésiste est payé directement par ces organismes. Avec une aide auditive de classe I du 100 % Santé, une ordonnance et une complémentaire santé responsable, le tiers payant intégral permet de repartir sans rien régler. Avec une aide auditive de classe II, il évite l’avance des parts remboursées, mais un reste à charge peut subsister.

Situation Ce que vous réglez avec le tiers payant
Classe I (100 % Santé), complémentaire responsable, tiers payant intégral Rien : prix plafonné à 950 € par oreille à partir de 20 ans, pris en charge en totalité
Classe I, tiers payant sur la seule part Assurance maladie La part complémentaire, qui vous est ensuite remboursée par votre mutuelle
Classe II, tiers payant intégral Uniquement la différence entre le prix et les remboursements prévus par votre contrat
Bénéficiaire de la Complémentaire santé solidaire, équipement respectant le tarif prévu Rien, dans la limite de 800 € par oreille à partir de 20 ans (1 400 € avant 20 ans ou pour les personnes sourdes et aveugles). Au-delà, la différence reste à payer
Sans ordonnance Tout : sans prescription médicale, aucune prise en charge n’est possible

Le principe : la dispense d’avance de frais

Sans tiers payant, le patient règle la totalité de la facture puis attend les remboursements de l’Assurance maladie et de sa complémentaire. Avec le tiers payant, le professionnel de santé est payé directement par ces organismes : le patient ne règle que ce qui n’est pas pris en charge.

On distingue deux formes. Le tiers payant partiel ne porte que sur la part de l’Assurance maladie obligatoire : vous avancez encore la part de la complémentaire. Le tiers payant intégral, ou total, porte à la fois sur la part de l’Assurance maladie et sur celle de la complémentaire : vous ne réglez que l’éventuel reste à charge.

Le tiers payant est obligatoire pour certaines situations fixées par l’Assurance maladie, notamment les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, les soins liés à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, et les soins en rapport avec une affection de longue durée. Dans les autres cas, il dépend des droits du patient et des accords entre le professionnel et les organismes payeurs. Pour les aides auditives, l’Assurance maladie exige la présentation de la carte Vitale, physique ou application, au moment de la délivrance, sauf exceptions prévues (bénéficiaires de l’aide médicale d’État, personnes détenues).

Pourquoi le tiers payant compte autant en audioprothèse

Une aide auditive est un dispositif médical dont le prix se compte en centaines d’euros par oreille, et un appareillage concerne le plus souvent les deux oreilles. Avancer l’ensemble de la somme, puis attendre les remboursements, peut conduire à différer un appareillage pourtant utile. Or une perte auditive non corrigée pèse sur la compréhension de la parole, en particulier dans le bruit, sur les échanges familiaux et professionnels, et sur la fatigue d’écoute.

C’est pour limiter ce frein que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021 a prévu que, depuis le 1er janvier 2022, les contrats de complémentaire santé responsables permettent le tiers payant intégral sur les équipements du 100 % Santé, dont les aides auditives de classe I. Cette disposition évite l’avance des frais couverts, sous réserve du respect des conditions de prise en charge.

Ce que prennent en charge l’Assurance maladie et la mutuelle

Le tiers payant ne modifie pas les montants remboursés : il change seulement la personne qui les règle à l’audioprothésiste. Les montants suivants sont ceux publiés par l’Assurance maladie et Service-Public.fr.

Classe I (100 % Santé) Classe II (prix libre)
À partir de 20 ans Prix plafonné à 950 € par oreille. Assurance maladie : 60 % d’une base de 400 €, soit 240 €. La complémentaire responsable prend en charge le reste : reste à charge nul Assurance maladie : 60 % d’une base de 400 €, soit 240 €. La complémentaire rembourse selon le contrat ; un contrat responsable plafonne le remboursement total, part de l’Assurance maladie comprise, à 1 700 € par oreille : c’est un plafond, pas un montant garanti
Moins de 20 ans, ou cécité Prix plafonné à 1 400 € par oreille. Absence de reste à charge avec une complémentaire santé responsable, sous réserve des conditions de prise en charge Assurance maladie : 60 % d’une base de 1 400 €. La complémentaire peut compléter
Renouvellement Après 4 ans, calculés entre les dates de facturation, oreille par oreille Après 4 ans, calculés entre les dates de facturation, oreille par oreille

Montants présentés au taux habituel de 60 %, hors exonération ou régime particulier. Pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, l’audioprothésiste doit proposer une aide auditive à 800 € maximum par oreille à partir de 20 ans, prise en charge sans reste à charge ; si un appareil plus cher est choisi, la prise en charge reste limitée à 800 € et la différence est à payer. Avant 20 ans, et pour les personnes à la fois sourdes et aveugles, ce tarif maximal est de 1 400 € par oreille.

Pour les montants détaillés, les écarts de prix entre classes et des exemples de reste à charge, consultez notre page sur le prix des appareils auditifs et leur remboursement et la page prise en charge et remboursements.

Comment se déroule le tiers payant, étape par étape

1. La prescription médicale

L’appareillage est pris en charge sur prescription médicale. Pour les patients de plus de 6 ans, la première prescription est réservée à un médecin ORL ou à un médecin généraliste ayant suivi une formation en otologie médicale. Pour les enfants de 6 ans et moins, elle relève d’un ORL doté d’une formation complémentaire spécifique. Le renouvellement peut être prescrit par tout médecin pour les patients de plus de 6 ans, et par un ORL pour les enfants de 6 ans et moins. Le diagnostic de la perte auditive relève du médecin. Une baisse d’audition brutale, une perte d’audition d’un seul côté, une douleur, un écoulement de l’oreille ou des vertiges justifient de consulter un médecin sans attendre, avant toute démarche d’appareillage.

2. Les tests et le choix de l’équipement

L’audioprothésiste réalise les tests nécessaires au choix et au réglage des aides auditives : audiométrie tonale et vocale, et évaluation de la compréhension de la parole dans le bruit. Ces mesures orientent le choix entre les différentes technologies et les différentes formes d’appareils. Les examens pratiqués sont présentés sur notre page bilans et tests auditifs.

3. Le devis normalisé

L’audioprothésiste remet un devis normalisé. La réglementation l’oblige à y faire figurer, pour chaque oreille à appareiller, au moins une aide auditive de classe I du 100 % Santé, à côté des éventuelles offres de classe II. Le devis indique le prix, la part de l’Assurance maladie et, lorsqu’elle est connue, celle de la complémentaire.

4. La demande de prise en charge à la complémentaire

Pour appliquer le tiers payant sur la part complémentaire, l’audioprothésiste adresse le devis à votre mutuelle, directement ou via sa plateforme de gestion. La réponse précise le montant pris en charge, donc le reste à charge éventuel : demandez-en la confirmation avant de finaliser l’achat. Pour les adhérents des mutuelles du Groupe VYV et de complémentaires partenaires, cette étape passe par exemple par Oxantis, la plateforme de tiers payant audio du Groupe VYV.

5. L’essai, puis la facturation

Chaque patient bénéficie d’au moins 30 jours d’essai avant l’achat, pour vérifier l’adaptation de l’appareil et ajuster les réglages. Une fois l’achat décidé, l’audioprothésiste facture l’Assurance maladie grâce à votre carte Vitale, et la complémentaire selon l’accord obtenu. Vous ne réglez que l’éventuel reste à charge. Le suivi et les réglages ultérieurs font partie de la prestation d’appareillage, comme le détaille notre page sur les étapes de l’appareillage.

Ce qu’il faut apporter à son rendez-vous

  • L’ordonnance d’appareillage en cours de validité.
  • La carte Vitale à jour, physique ou application : elle est requise pour le tiers payant lors de la délivrance des aides auditives. Une attestation de droits peut compléter le dossier, sans la remplacer.
  • La carte de tiers payant de votre complémentaire santé.
  • Si vous le connaissez, le nom exact de votre contrat, utile pour anticiper la prise en charge en classe II.

Vous souhaitez connaître les modalités de tiers payant pour votre appareillage ? Contactez votre centre Audition Marc Boulet avec votre ordonnance et les informations de votre complémentaire afin de préparer votre demande de prise en charge.

Une carte Vitale non actualisée ne signifie pas que vos droits sont fermés : faites-la mettre à jour en pharmacie ou sur une borne, puis demandez au centre de vérifier votre situation. En cas d’oubli, vous pouvez revenir avec votre carte avant la facturation. Si vos droits ne sont pas ouverts, contactez votre caisse d’Assurance maladie : avancer les frais ne garantit pas leur remboursement.

Quand le tiers payant n’est pas possible

Une difficulté administrative ou l’absence d’accord de tiers payant avec la complémentaire peut conduire à avancer une somme normalement remboursable. Il faut la distinguer du reste à charge : lorsque le prix de l’appareil dépasse les remboursements prévus, la différence reste définitivement à votre charge. Avant de finaliser l’achat, faites préciser par le centre les montants réglés directement par les organismes, les éventuelles sommes à avancer et le montant qui ne sera pas remboursé.

Exemple : pour une aide auditive de classe II facturée 1 500 €, supposons une prise en charge de 240 € par l’Assurance maladie et de 760 € par la complémentaire. Avec le tiers payant intégral, ces organismes règlent directement 1 000 € à l’audioprothésiste et vous payez 500 €, qui constituent le reste à charge. Cet exemple est illustratif : ce sont les garanties de votre contrat qui déterminent le remboursement réel.

En cas de difficulté persistante, contactez votre caisse d’Assurance maladie pour la part obligatoire, et votre complémentaire pour sa part. Si vous êtes couvert par un contrat responsable, celui-ci doit permettre le tiers payant intégral sur les équipements du 100 % Santé.

Le tiers payant chez Audition Marc Boulet

Dans les centres Audition Marc Boulet, le tiers payant est proposé pour les aides auditives de classe I comme de classe II. L’équipe vérifie vos droits Assurance maladie, adresse la demande de prise en charge à votre complémentaire et vous indique le reste à charge éventuel avant l’achat. Nos centres travaillent avec de nombreuses complémentaires, dont celles qui utilisent Oxantis, et sont partenaires du réseau de soins Kalixia Audio.

Le mode de paiement ne doit pas guider seul le choix de l’appareillage. Le choix entre classe I et classe II se fait après les tests, en fonction de la perte auditive, des situations d’écoute difficiles et des besoins de connectivité : notre guide comment choisir son aide auditive détaille ces critères.

Vous avez des difficultés à suivre les conversations ? Le test auditif en ligne donne une première orientation, sans remplacer un examen médical. Pour un rendez-vous, trouvez le centre Audition Marc Boulet le plus proche.

À retenir

  • Le tiers payant supprime l’avance des sommes prises en charge ; il ne change pas les montants remboursés.
  • Tiers payant intégral + classe I du 100 % Santé + complémentaire responsable + ordonnance : aucun règlement.
  • En classe II, seule la différence entre le prix et les remboursements du contrat reste à payer.
  • Depuis le 1er janvier 2022, les contrats de complémentaire santé responsables doivent permettre le tiers payant intégral sur le 100 % Santé.
  • Une ordonnance est indispensable ; une baisse d’audition brutale ou d’un seul côté justifie d’abord une consultation médicale.

Sources

  • Assurance maladie. Aides auditives : quelle prise en charge ? ameli.fr
  • Service-Public.fr. Comment sont remboursées les prothèses auditives ? service-public.gouv.fr
  • DGCCRF, ministère de l’Économie. Aides auditives, audioprothèses : informations claires et devis doivent vous être fournis. economie.gouv.fr
  • DREES. La prise en charge des prothèses auditives, fiche 24, Les dépenses de santé en 2023, édition 2024. drees.solidarites-sante.gouv.fr
  • Loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 de financement de la Sécurité sociale pour 2021, article 65 (tiers payant intégral sur le 100 % Santé).
  • Code de la sécurité sociale, articles L. 871-1 et R. 871-2 (conditions des contrats responsables).

Rédaction et mise à jour

Rédaction : Marc Boulet, audioprothésiste diplômé d’État, Audition Marc Boulet. Article publié le 29 juin 2026, mis à jour le 29 septembre 2026.

Questions fréquentes sur le tiers payant des appareils auditifs

 

Le tiers payant ne rend pas les appareils gratuits : il évite d’avancer les sommes remboursées. Une aide auditive de classe I du 100 % Santé peut être intégralement prise en charge par l’Assurance maladie et une complémentaire santé responsable, sous réserve des conditions de remboursement. Avec le tiers payant intégral, vous n’avez alors rien à régler pour cet équipement. En classe II, un reste à charge peut subsister selon le prix de l’appareil et les garanties de votre contrat.

Le tiers payant partiel ne couvre que la part de l’Assurance maladie : vous avancez celle de la mutuelle. Le tiers payant intégral couvre les deux parts : vous ne réglez que l’éventuel reste à charge.

Oui. Sans prescription médicale, l’Assurance maladie ne prend pas en charge l’appareillage et la complémentaire ne complète généralement pas. Si vous hésitez sur l’opportunité de consulter, lisez quand consulter un audioprothésiste.

Faites-la actualiser en pharmacie ou sur une borne avant la facturation de vos appareils. Une carte non actualisée ne signifie pas que vos droits sont fermés. La carte Vitale est requise pour le tiers payant lors de la délivrance des aides auditives, sauf exceptions prévues. En cas de difficulté, contactez le centre et votre caisse avant d’avancer les frais.

Oui, selon les mêmes règles. Avant 20 ans, la base de remboursement de l’Assurance maladie est portée à 1 400 € par oreille, et le prix des aides auditives de classe I est plafonné à ce même montant. L’appareillage de l’enfant suppose un suivi rapproché : voir notre page appareillage de l’enfant.

Le renouvellement de la prise en charge est soumis à un délai minimal de quatre ans. Ce délai se calcule entre la date de facturation de l’aide auditive précédente et celle du nouvel équipement, pour chaque oreille. Le renouvellement nécessite aussi une prescription médicale.

Demandez une explication écrite précisant s’il s’agit d’un problème administratif, d’un refus de remboursement ou d’un refus de paiement direct au professionnel. Pour un équipement du 100 % Santé couvert par un contrat responsable, rappelez que le contrat doit permettre le tiers payant intégral. Demandez au centre de vérifier la demande de prise en charge avec votre complémentaire. En classe II, distinguez les sommes remboursables à avancer du reste à charge définitif.

Le délai varie selon la complémentaire, la plateforme utilisée et les informations nécessaires au dossier. Demandez la confirmation des montants pris en charge et de l’éventuel reste à charge avant de finaliser l’achat. La période d’essai dure au moins 30 jours, mais elle ne garantit pas un délai de réponse identique pour toutes les complémentaires. Le déroulement complet est décrit dans notre article sur le premier rendez-vous.

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