L’audiométrie tonale mesure la capacité à percevoir des sons simples, tandis que l’audiométrie vocale évalue la compréhension de la parole. Les deux examens sont complémentaires.
Audiométrie tonale : mesure des seuils auditifs fréquence par fréquence.
Audiométrie vocale : mesure de l’intelligibilité de mots ou de phrases à différentes intensités.
Une discordance entre de bons seuils tonals et une mauvaise compréhension vocale peut orienter vers des atteintes rétrocochléaires ou centrales, ou vers des troubles de traitement auditif.
L’examen est réalisé dans une cabine insonorisée, à l’aide d’un audiomètre calibré. Le patient est équipé d’un casque (conduction aérienne) et, si nécessaire, d’un vibrateur osseux positionné sur la mastoïde (conduction osseuse).
Le principe repose sur une réponse comportementale : le patient signale chaque fois qu’il perçoit un son, même très faible. Les seuils auditifs sont déterminés pour des fréquences généralement comprises entre 125 Hz et 8 000 Hz.
L’audiogramme est la représentation graphique des résultats de l’audiométrie tonale.
L’axe horizontal représente les fréquences (Hz).
L’axe vertical représente l’intensité sonore (dB HL).
Plus les seuils sont bas sur le graphique, meilleure est l’audition.
On distingue classiquement :
audition normale : ≤ 20 dB HL,
perte légère : 21–40 dB HL,
perte moyenne : 41–70 dB HL,
perte sévère : 71–90 dB HL,
perte profonde : > 90 dB HL.
L’analyse comparée des courbes aériennes et osseuses permet de déterminer le mécanisme de la surdité.
Oui, en grande partie.
Surdité de transmission : atteinte de l’oreille externe ou moyenne, caractérisée par un écart air–os.
Surdité de perception : atteinte cochléaire ou du nerf auditif, sans écart air–os.
Surdité mixte : association des deux mécanismes.
Cependant, l’audiométrie tonale ne suffit pas toujours à établir une étiologie précise ; elle s’intègre dans une démarche diagnostique globale incluant l’examen ORL et parfois des explorations complémentaires.
L’audiométrie tonale est un examen fiable, standardisé et validé scientifiquement, à condition :
que le matériel soit correctement calibré,
que l’environnement soit silencieux,
et que la coopération du patient soit adéquate.
Chez l’adulte coopérant, la reproductibilité inter-séances est excellente. Chez l’enfant ou chez certains patients cognitivement fragiles, des méthodes adaptées peuvent être nécessaires.
L’audiométrie tonale classique est généralement réalisable à partir de 5 à 6 ans, âge auquel l’enfant est capable de comprendre la consigne et de répondre de manière fiable.
Chez le nourrisson et le jeune enfant, d’autres techniques sont utilisées (audiométrie comportementale adaptée, potentiels évoqués auditifs, otoémissions acoustiques), mais celles-ci ne relèvent pas strictement de l’audiométrie tonale subjective.
Elle est indispensable mais non suffisante. La décision d’appareillage repose sur :
les résultats de l’audiométrie tonale,
les performances en audiométrie vocale,
la plainte fonctionnelle du patient,
le retentissement sur la qualité de vie,
et le contexte médical général.
L’audiométrie tonale fournit la base objective sur laquelle s’appuie le choix des réglages et des caractéristiques techniques des aides auditives.
Aucune préparation spécifique n’est requise. Il est toutefois recommandé :
d’éviter une exposition sonore intense dans les heures précédant l’examen,
de signaler toute sensation d’oreille bouchée, douleur ou infection récente,
et de venir reposé, afin de favoriser une bonne concentration.
Ces précautions améliorent la fiabilité des résultats.
La fréquence dépend du contexte :
tous les 2 à 3 ans en l’absence de plainte,
annuellement en cas de perte auditive connue,
plus fréquemment en cas d’évolution rapide, d’exposition professionnelle au bruit ou de pathologie otologique.
Chez les patients appareillés, l’audiométrie tonale est un outil essentiel de suivi et d’adaptation des réglages, elle sera donc réalisée régulièrement par les audioprothésistes Audition Marc Boulet.