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FAQ – Audiométrie vocale

L’objectif principal est de mesurer l’intelligibilité de la parole, c’est-à-dire la capacité du patient à répéter correctement des mots présentés à différentes intensités sonores.

Cet examen permet :

  • d’évaluer l’impact fonctionnel réel d’une perte auditive,

  • d’apprécier la qualité du traitement cochléaire et central du signal,

  • d’orienter le choix et le réglage des aides auditives,

  • et de suivre l’évolution des performances auditives dans le temps.

L’examen est réalisé dans une cabine insonorisée. Des listes de mots standardisés (souvent dissyllabiques en français) sont présentées au patient par casque ou haut-parleur, à des intensités contrôlées.

Le patient doit répéter chaque mot entendu. Le pourcentage de mots correctement reconnus est alors calculé. Les résultats sont généralement exprimés sous forme de courbes d’intelligibilité vocale.

  • Le seuil de reconnaissance vocale correspond à l’intensité minimale à laquelle 50 % des mots sont correctement compris.

  • L’intelligibilité vocale maximale correspond au meilleur score obtenu, généralement à une intensité plus élevée.

Cette distinction est essentielle, car certains patients présentent des seuils relativement conservés mais une intelligibilité maximale réduite, traduisant une altération qualitative du traitement auditif.

Deux patients présentant des seuils tonals similaires peuvent avoir des performances de compréhension très différentes. L’audiométrie vocale permet de mettre en évidence :

  • des atteintes cochléaires avec distorsion du signal,

  • des troubles rétrocochléaires,

  • ou des difficultés de traitement auditif central.

Elle fournit ainsi une information fonctionnelle que l’audiométrie tonale seule ne peut pas apporter.

Ce profil est fréquemment observé dans :

  • les surdités neurosensorielles évoluées,

  • le vieillissement auditif (presbyacousie),

  • certaines atteintes du nerf auditif ou des voies centrales.

Il explique pourquoi certains patients entendent les sons mais comprennent mal la parole, en particulier en milieu bruyant, et souligne l’importance d’un appareillage auditif spécifiquement optimisé pour la parole.

Oui. L’audiométrie vocale dans le bruit est une variante particulièrement informative. Elle simule des conditions d’écoute réalistes en introduisant un bruit de fond contrôlé.

Cet examen permet :

  • d’évaluer les performances de compréhension dans des situations de vie quotidienne,

  • de mieux objectiver la plainte du patient,

  • et d’orienter le choix de technologies auditives avancées (réduction de bruit, microphones directionnels).

L’audiométrie vocale classique nécessite une bonne maîtrise du langage oral et une coopération suffisante. Elle est généralement réalisable à partir de 5 ans environ. Chez l’enfant plus jeune, des tests adaptés utilisant des images ou des mots familiers peuvent être proposés, mais leur interprétation nécessite une expertise spécifique.

L’audiométrie vocale est un outil clé pour :

  • vérifier le bénéfice réel de l’appareillage,

  • comparer les performances avec et sans aides auditives,

  • ajuster les réglages pour optimiser la compréhension de la parole,

  • et objectiver les progrès lors du suivi.

Elle permet de passer d’une correction purement acoustique à une approche fonctionnelle centrée sur la communication.

La fréquence dépend du contexte clinique :

  • lors du bilan initial,

  • après l’adaptation d’aides auditives,

  • puis régulièrement dans le cadre du suivi (souvent annuel).

Toute modification de la plainte fonctionnelle ou de l’environnement auditif du patient justifie la répétition de cet examen.