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L’intelligence artificielle est devenue en quelques années l’argument technologique central des fabricants d’aides auditives. Réseaux neuronaux profonds, classification automatique des scènes sonores, séparation parole-bruit, processeurs dédiés : les annonces se succèdent. Une question clinique reste pourtant ouverte. Ces algorithmes améliorent-ils réellement la compréhension de la parole chez les patients qui entendent correctement les sons mais comprennent anormalement mal dès qu’il y a du bruit ? Un projet de recherche français, REFINED, s’attaque précisément à cette question. Chez Audition Marc Boulet, ce profil de patients constitue depuis des années l’un de nos axes de travail : nous vous proposons ici une lecture audioprothétique de ce projet, de ce qu’il montre et surtout de ce qu’il ne montre pas encore.
Il faut d’emblée distinguer deux niveaux, souvent confondus dans les reprises grand public.
Le programme de recherche. REFINED (Real-Time Artificial Intelligence for Hearing Aids, ANR-21-CE19-0043) est un projet financé par l’Agence nationale de la recherche, courant de mars 2022 à mars 2026. Il est coordonné par le CEA List (Saclay) et associe le CEA List, l’Institut de l’Audition (Paris) et le LORIA (Nancy). Il réunit donc des audiologistes, des informaticiens et des spécialistes de l’implémentation matérielle, avec un objectif explicite : concevoir des algorithmes de rehaussement de parole qui répondent à la fois aux besoins des patients malentendants et aux contraintes de calcul d’un appareil auditif.
Le volet clinique. L’étude enregistrée sous le numéro NCT05985473 est promue par l’Institut Pasteur et conduite au Centre de Recherche et d’Innovation en Audiologie Humaine (CERIAH), avec Paul Avan comme investigateur principal. Elle a débuté le 6 mars 2024, prévoit l’inclusion de 40 participants adultes et sa date de fin est estimée au 15 septembre 2026. Son objectif est d’identifier quelles méthodes de rehaussement de parole par intelligence artificielle, compatibles avec un équipement auditif portable, conviennent le mieux aux personnes présentant des troubles du spectre de la neuropathie auditive.
Deux précisions s’imposent d’emblée, car elles sont régulièrement escamotées lorsque ce type de recherche est repris dans la presse grand public.
D’une part, aucun résultat clinique n’est à ce jour publié dans le registre de l’essai. Il s’agit d’une recherche en cours, pas de la démonstration de l’efficacité d’une technologie.
D’autre part, la description du projet publiée par l’Institut Pasteur précise que les méthodes sont implémentées en amont, hors des visites, sur des scènes sonores ensuite diffusées au participant au casque. Autrement dit, REFINED évalue à ce stade des algorithmes, pas des aides auditives portées au quotidien. C’est une étape de recherche nécessaire, mais ce n’est pas encore une évaluation en conditions réelles d’appareillage.
L’audiométrie tonale mesure le niveau sonore minimal nécessaire pour détecter des sons purs à différentes fréquences. C’est un examen indispensable, que nous réalisons systématiquement, mais il n’explore qu’une partie du fonctionnement auditif. Comprendre une phrase dans un restaurant suppose des opérations autrement plus complexes : identifier la voix cible, la séparer des autres sources, analyser très finement les variations temporelles de la parole, exploiter les indices fréquentiels, comparer les informations issues des deux oreilles, puis reconstruire par le contexte linguistique ce qui a été masqué.
Il est donc parfaitement possible d’obtenir des seuils tonals satisfaisants et de présenter une gêne majeure dans le bruit. Pour comprendre d’où viennent ces mécanismes, notre article sur le fonctionnement de l’oreille détaille le rôle respectif des cellules ciliées internes et externes, et notre dossier consacré à la lecture d’un audiogramme illustre précisément ce cas de figure : une courbe tonale normale associée à une audiométrie vocale dans le bruit dégradée.
Le protocole REFINED traduit cette réalité dans ses critères d’inclusion. Tous les participants doivent présenter une perte tonale moyenne, calculée selon la méthode BIAP, inférieure à 30 dB HL sur chaque oreille. Ce n’est donc pas la quantité de perte auditive qui distingue les groupes. Ce qui les sépare, c’est la capacité fonctionnelle à extraire la parole du bruit : les participants du groupe pathologique doivent avoir un seuil d’intelligibilité dans le bruit dégradé de plus de 3 dB par rapport à la norme, les témoins un écart inférieur ou égal à 3 dB. Le protocole exclut par ailleurs les surdités de transmission et mixtes, ainsi que les asymétries supérieures à 30 dB entre les deux oreilles.
Un point mérite d’être posé clairement, car il est souvent mal compris. Une mauvaise compréhension dans le bruit malgré des seuils tonals préservés peut relever de plusieurs situations, parmi lesquelles certaines formes de surdité cachée ou de trouble du traitement auditif. Elle ne suffit pas, à elle seule, à affirmer une neuropathie auditive. Aucun test unique ne fait aujourd’hui office de référence pour identifier une synaptopathie cochléaire. C’est précisément l’un des enjeux du projet REFINED, dont le protocole prévoit un phénotypage large — potentiels évoqués auditifs, mesures temporelles, localisation, intelligibilité — pour mieux caractériser ces profils.
Les troubles du spectre de la neuropathie auditive (ANSD, auditory neuropathy spectrum disorder) représentent, selon la documentation du projet REFINED, 1 à 10 % des adultes présentant une perte auditive. Ils correspondent à un continuum d’atteintes synaptiques ou neurales, périphériques et centrales, qui perturbent le traitement de l’information temporelle sans nécessairement altérer proportionnellement la sensibilité auditive.
La conséquence pratique est majeure. Les indices temporels ne servent pas seulement à intégrer l’information entre bandes de fréquences : ils permettent aussi de séparer les sources sonores dans une situation de type « cocktail party ». Lorsque leur codage se dégrade, le patient ne parvient plus à regrouper correctement les éléments appartenant à une même voix ni à les distinguer des autres sources. Rendre les sons plus forts ne restaure pas cette précision. C’est pourquoi l’amplification conventionnelle seule apporte parfois un bénéfice décevant chez ces patients — et pourquoi la stratégie d’appareillage doit alors être repensée, non abandonnée.
La comparaison entre les deux oreilles joue ici un rôle déterminant, comme nous l’expliquons dans notre article consacré à l’importance de la stéréophonie pour l’audition.
Un appareil auditif contemporain enchaîne déjà de nombreuses opérations : captation par plusieurs microphones, analyse du signal, identification de l’environnement, réduction du bruit, directivité, amplification par bandes de fréquences, compression, restitution par l’écouteur. Les systèmes traditionnels de réduction du bruit repèrent certaines caractéristiques acoustiques considérées comme du bruit et abaissent le gain correspondant.
Les réseaux neuronaux permettent une opération différente : estimer statistiquement, instant par instant, ce qui relève de la parole recherchée et ce qui relève du reste. Entraînés sur d’immenses corpus mêlant voix multiples, circulation, restaurants, musique, bruits domestiques, réverbération et rapports signal/bruit variables, ces modèles visent à reconstruire un signal où le contraste entre la parole et le fond est amélioré avant présentation à un système auditif déficient. Nous avons décrit cette logique dans notre article sur la façon dont les nouveaux appareils auditifs s’adaptent au cerveau.
Un algorithme peut être remarquablement performant s’il dispose de plusieurs secondes pour analyser un enregistrement. Un appareil auditif ne dispose pas de ce délai. Un traitement trop lent provoque un décalage avec les mouvements des lèvres, une sensation d’écho, des interactions désagréables avec le son direct transmis par un embout ouvert, une dégradation du confort et une perturbation de la localisation. S’ajoutent deux limites matérielles considérables : la consommation électrique et la puissance de calcul disponible dans quelques grammes portés derrière l’oreille. C’est précisément l’articulation entre audiologie, traitement du signal et implémentation embarquée qui fait la difficulté — et l’intérêt — du projet REFINED.
Un algorithme peut produire un signal subjectivement moins bruyant sans augmenter la quantité d’information réellement accessible. Une suppression trop agressive peut même effacer des fragments utiles de parole ou introduire des artefacts. La bonne question n’est donc pas « le bruit paraît-il moins fort ? » mais « le patient comprend-il davantage de mots ? ». C’est ce qui distingue une argumentation commerciale d’une évaluation audiologique, et c’est pourquoi nous mesurons systématiquement le bénéfice plutôt que de nous fier à la fiche technique. La même prudence vaut pour les technologies déjà commercialisées, qu’il s’agisse des plateformes présentées lors des dernières innovations du Congrès des audioprothésistes, des appareils Starkey utilisant l’intelligence artificielle ou des nouvelles générations annoncées par Phonak.
Attendre les résultats de REFINED n’a pas de sens pour un patient gêné aujourd’hui. Des solutions d’appareillage existent, et elles ont été évaluées. Il se trouve que notre équipe travaille sur ce sujet depuis plusieurs années, en collaboration avec le service ORL de l’hôpital Bicêtre (AP-HP).
Une étude prospective que nous avons conduite et publiée dans le Journal of Clinical Medicine en 2025 a inclus 40 patients se plaignant de mauvaise compréhension dans le bruit, avec une audition normale dans le calme ou une perte légère, dont 12 présentaient une surdité cachée. Tous ont été appareillés avec des aides auditives à embout ouvert. Le test FraMatrix, qui mesure l’intelligibilité de phrases dans le bruit, ainsi que la qualité de vie, se sont significativement améliorés, avec un gain de 2,0 dB de rapport signal/bruit sur le seuil de reconnaissance de la parole dans le sous-groupe des surdités cachées. Les acouphènes ont également été efficacement atténués, et les participants ont porté leurs appareils 9,9 heures par jour en moyenne.
Ce dernier chiffre témoigne d’une utilisation soutenue et d’une bonne acceptabilité de l’appareillage dans cette cohorte. Il complète les améliorations mesurées, mais ne constitue pas à lui seul une mesure du bénéfice clinique.
Dans cette étude, nous avons choisi des aides auditives en champ ouvert. Ce couplage limite l’effet d’occlusion chez des patients dont les seuils dans les graves sont préservés et réduit les interactions entre son direct et son traité. L’étude n’ayant toutefois pas comparé différents types de couplage, elle ne permet pas d’attribuer spécifiquement au champ ouvert le bénéfice observé. Ce choix relève du raisonnement audioprothétique, que nous détaillons sur notre page dédiée à l’appareillage des surdités cachées et des neuropathies auditives.
Le lien entre surdité cachée et acouphènes avait déjà été exploré par notre équipe dans Clinical Otolaryngology en 2019, à partir d’audiogrammes haute définition. Nous y revenons dans notre article sur les acouphènes et les pertes auditives cachées, et notre approche de la prise en charge de la gêne liée aux acouphènes par l’aide auditive en découle directement.
Dans une population très différente de celle étudiée par REFINED — les surdités sévèrement asymétriques —, la difficulté dans le bruit relève d’un tout autre mécanisme et les stratégies diffèrent. Une étude publiée dans Otology & Neurotology en 2024, à laquelle Marc Boulet a participé, a évalué chez 20 patients un système Active TriCROS, associant un système CROS/BiCROS et la stimulation de la plus mauvaise oreille par un intra-auriculaire. Le rapport signal/bruit s’est amélioré de 1,43 à 0,16 dB (p = 0,0001) et le score THI des 8 patients acouphéniques est passé de 45,5 à 31 (p = 0,016). En revanche, la localisation spatiale n’a pas été significativement améliorée : c’est une limite que nous exposons systématiquement aux patients avant tout essai, car elle conditionne les attentes.
Face à une plainte dans le bruit, le travail d’appareillage ne se résume pas à choisir un appareil « avec de l’IA ». Il consiste à ajuster, sur plusieurs séances, un ensemble de paramètres dont l’effet se mesure : niveau et forme du couplage acoustique (dôme ouvert, embout ventilé, embout étanche), temps de compression, gestion de la directivité et du degré de réduction du bruit — un débruitage trop agressif dégrade souvent l’intelligibilité —, équilibrage binaural, accès aux accessoires de transmission sans fil pour les situations les plus difficiles. Ces réglages successifs constituent l’essentiel du bénéfice obtenu, bien davantage que la génération de puce embarquée. Nos articles regroupés dans la rubrique vivre avec un appareil auditif détaillent ce parcours d’adaptation.
Si l’objectif d’une nouvelle génération d’appareils est d’améliorer la parole dans le bruit, une audiométrie tonale réalisée dans le silence ne peut pas suffire à mesurer ce bénéfice. Il faut comparer le seuil d’intelligibilité dans le bruit sans appareil, les performances avec appareillage, différents réglages de traitement du signal, éventuellement différents appareils, et confronter le tout au ressenti en situation réelle.
Chez Audition Marc Boulet, l’audiométrie vocale, y compris dans le bruit, fait partie des mesures que nous utilisons pour explorer les discordances entre l’audiogramme tonal et la gêne rapportée. L’ensemble de nos protocoles de mesure est présenté sur la page consacrée aux tests auditifs. D’autres situations, relevant de mécanismes distincts, illustrent également les limites de l’audiogramme tonal : c’est le cas des zones mortes cochléaires, où certaines régions de la cochlée ne répondent plus, ce qui modifie la stratégie d’amplification. Avec l’arrivée d’algorithmes de séparation parole-bruit, cette mesure devient l’outil de vérification le plus pertinent dont dispose l’audioprothésiste.
La perspective ouverte par ce type de recherche est réelle : adapter non seulement l’amplification à la perte auditive, mais aussi le traitement du signal au déficit fonctionnel propre à chaque patient. Pendant longtemps, l’adaptation audioprothétique s’est structurée autour des seuils : combien de décibels manquent, combien faut-il restituer. Cette information reste indispensable, mais les travaux sur la parole dans le bruit, le traitement temporel et les synaptopathies montrent qu’elle ne décrit pas entièrement le handicap.
À l’inverse, rien ne permet aujourd’hui d’affirmer que l’algorithme étudié dans REFINED améliore l’intelligibilité en conditions réelles, qu’il surpasse les traitements du bruit actuellement commercialisés, qu’il sera intégré à un appareil disponible, qu’il bénéficiera à tous les types de perte auditive, ou qu’il « traiterait » une neuropathie auditive. Il s’agit d’une technologie expérimentale en cours d’évaluation. D’autres pistes thérapeutiques, comme celles décrites dans notre rubrique traitement de la surdité, suivent d’ailleurs des calendriers tout aussi prudents.
Si vous suivez normalement une conversation en tête-à-tête mais que le restaurant, la réunion ou le repas de famille deviennent épuisants, ne concluez pas que « votre audition est bonne » parce qu’un test rapide l’a suggéré. Cette plainte mérite une exploration spécifique.
Nos audioprothésistes réalisent un dépistage auditif comprenant une évaluation de l’intelligibilité dans le bruit, et vous orientent vers un médecin ORL lorsque la situation le justifie — le diagnostic et la prescription relèvent exclusivement du médecin. Si un appareillage est indiqué, nous en mesurons le bénéfice pendant l’essai plutôt que de le supposer. Trouvez le centre Audition Marc Boulet le plus proche de chez vous et prenez rendez-vous : l’essai est gratuit et sans engagement.
Rédaction : Marc Boulet, audioprothésiste diplômé d’État, Audition Marc Boulet.
Dernière mise à jour : 2 septembre 2026.
Certaines fonctions fondées sur des réseaux neuronaux améliorent le traitement de la parole et du bruit dans des conditions déterminées. Mais l’étiquette « IA » recouvre des opérations très différentes : classification de l’environnement, ajustement automatique des réglages, ou séparation parole-bruit proprement dite. Un critère central est donc le bénéfice objectivé chez vous, notamment par l’audiométrie vocale dans le bruit, complété par votre expérience pendant l’essai en situation réelle : effort d’écoute, confort et qualité sonore comptent également.
REFINED est un projet de recherche français financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR-21-CE19-0043), coordonné par le CEA List et associant le CEA List, l’Institut de l’Audition et le LORIA. Il vise à développer des méthodes de rehaussement de parole par intelligence artificielle compatibles avec les contraintes de temps réel et de consommation d’un appareil auditif. Son volet clinique, NCT05985473, est promu par l’Institut Pasteur.
Le protocole prévoit 40 participants adultes, âgés de 18 ans ou plus, de langue maternelle française et en activité professionnelle. L’essai a débuté le 6 mars 2024 et sa fin est estimée au 15 septembre 2026.
Parce qu’une courbe tonale préservée n’exclut pas une gêne majeure dans le bruit. Ces patients constituent un modèle particulièrement informatif pour étudier les déficits du traitement auditif, indépendamment de la question de l’audibilité.
C’est une perturbation de la transmission ou de la synchronisation de l’information auditive entre la cochlée et les voies auditives, d’origine synaptique ou neurale. La détection des sons peut rester relativement préservée alors que la compréhension de la parole, surtout dans le bruit, est très altérée. Selon la documentation du projet REFINED, ces troubles concerneraient 1 à 10 % des adultes présentant une perte auditive.
Non. Séparer parfaitement plusieurs sources acoustiques en temps réel, avec quelques millisecondes de latence et une consommation compatible avec l’autonomie d’une aide auditive, reste très difficile. Une réduction trop agressive dégrade par ailleurs la parole elle-même : le réglage consiste précisément à trouver le point d’équilibre.
Parce que la plainte principale de nombreux patients apparaît lorsque plusieurs sources sonores coexistent. Un test réalisé dans le calme peut sous-estimer très nettement le handicap fonctionnel et conduire à conclure à tort que « tout va bien ».
Dans certaines situations sélectionnées. Une audiométrie tonale normale ou presque normale n’exclut pas une gêne importante dans le bruit. Après évaluation médicale et objectivation du déficit fonctionnel, un appareillage peut être envisagé chez certains patients. Notre étude prospective de 2025 a montré un bénéfice chez une cohorte sélectionnée de 40 patients se plaignant de mauvaise compréhension dans le bruit, dont 12 avec une surdité cachée. Ces résultats ne signifient pas que toute personne ayant un audiogramme normal doive être appareillée.
Dans notre cohorte de 2025, l’appareillage s’est également accompagné d’une amélioration de la gêne liée aux acouphènes chez les patients concernés. Dans l’étude Active TriCROS de 2024, le score THI des huit patients acouphéniques est passé de 45,5 à 31. Ces résultats ne permettent pas de prédire le bénéfice individuel, qui reste variable.
Le registre indique une fin d’étude estimée au 15 septembre 2026. Cette date ne signifie pas une publication immédiate : l’analyse puis la publication scientifique interviennent généralement plusieurs mois plus tard.
Des réseaux neuronaux sont déjà présents dans plusieurs plateformes commerciales, mais l’algorithme évalué dans REFINED reste expérimental. Aucun appareil disponible aujourd’hui ne peut revendiquer les résultats de cet essai.
Consultez d’abord un médecin, le plus souvent un médecin ORL, pour rechercher la cause de la gêne. Nos audioprothésistes peuvent compléter cette démarche par un dépistage auditif comprenant notamment une évaluation de l’intelligibilité dans le bruit, reposant sur l’audiométrie vocale, dans l’un de nos centres Audition Marc Boulet en Île-de-France et dans l’Oise.