Vos oreilles méritent le meilleur : notés 4,9/5
Étoile pleine Étoile pleine Étoile pleine Étoile pleine Étoile demi-pleine
sur Google

Tympanométrie : comprendre le tympanogramme et ses résultats

La tympanométrie est un examen objectif qui renseigne sur le fonctionnement mécanique de l’oreille moyenne. Une sonde placée dans le conduit auditif fait varier la pression et analyse la réponse acoustique du système tympano-ossiculaire. Le résultat est représenté sous la forme d’une courbe appelée tympanogramme.

Cet examen apporte des informations différentes de celles de l’audiométrie : il peut mettre en évidence une diminution de mobilité du tympan, une pression négative dans l’oreille moyenne, un épanchement ou certaines anomalies du système tympano-ossiculaire, mais il ne mesure pas directement le niveau d’audition. Son interprétation prend tout son sens lorsqu’elle est confrontée à l’otoscopie et aux résultats audiométriques.

Le principe physique de la mesure, l’histoire de l’instrument et l’exploration du réflexe stapédien sont détaillés dans notre article consacré au tympanomètre.

Comment lire un tympanogramme ?

Un tympanogramme représente les variations d’admittance du système tympano-ossiculaire lorsque la pression du conduit auditif externe est modifiée. Chez l’adulte et le grand enfant, la mesure conventionnelle est généralement réalisée avec un son de sonde à 226 Hz.

Plusieurs paramètres doivent être analysés simultanément : la présence ou l’absence d’un pic, sa hauteur, sa position sur l’axe des pressions, la largeur de la courbe et le volume estimé du conduit auditif externe. C’est leur association, et non la seule forme générale de la courbe, qui permet d’orienter l’interprétation du tympanogramme.

Pression du pic tympanométrique

La position du maximum d’admittance renseigne indirectement sur la pression de l’oreille moyenne. Un pic proche de la pression atmosphérique est habituellement retrouvé lorsque l’aération de l’oreille moyenne est normale. Un déplacement important vers les pressions négatives peut être observé lors d’une dysfonction de la trompe d’Eustache.

Admittance ou compliance

L’amplitude du pic traduit la facilité avec laquelle le système tympano-ossiculaire transmet l’énergie acoustique. Une admittance faible peut correspondre à un système relativement rigide ; une admittance très élevée peut notamment être observée lorsque la membrane tympanique est particulièrement flaccide ou dans certaines atteintes de la chaîne ossiculaire.

Ces résultats ne sont cependant pas spécifiques d’une pathologie donnée. En particulier, une otospongiose peut être associée à un tympanogramme de type A ou As : la tympanométrie conventionnelle ne permet donc pas, à elle seule, d’établir ce diagnostic.

Volume du conduit auditif

Le volume estimé du conduit devient particulièrement important lorsqu’un tympanogramme est plat. Une courbe de type B ne s’interprète pas de la même manière lorsque le volume est normal, très faible ou au contraire anormalement élevé.

Tympanogramme plat : pourquoi le volume du conduit est essentiel

Le terme tympanogramme plat correspond généralement à une courbe de type B, dépourvue de pic d’admittance clairement identifiable. C’est l’une des situations pour lesquelles la tympanométrie apporte le plus d’informations, à condition de ne jamais analyser la courbe indépendamment du volume mesuré.

Un tympanogramme plat avec un volume de conduit dans les valeurs attendues est notamment compatible avec un épanchement de l’oreille moyenne, comme dans une otite séromuqueuse. La présence de liquide limite alors fortement la mobilité du tympan.

Un tympanogramme plat associé à un volume important oriente différemment : lorsque le tympan n’est plus étanche, par exemple en présence d’une perforation ou d’un aérateur transtympanique perméable, le système mesure un volume acoustique beaucoup plus important que celui du seul conduit.

À l’inverse, un volume anormalement faible peut faire rechercher un problème de mesure ou un obstacle du conduit, comme un bouchon de cérumen. C’est pourquoi la conclusion « tympanogramme plat = otite séreuse » est insuffisante sans analyse des autres paramètres et sans examen otoscopique.

Types A, As, Ad, B et C : que signifie la classification des tympanogrammes ?

Type de tympanogramme Aspect général Interprétation possible
Type A Pic situé dans une zone de pression habituelle Fonction tympano-ossiculaire compatible avec la normale ; n’exclut pas une atteinte cochléaire ni certaines pathologies ossiculaires.
Type As Pic présent mais admittance réduite Système relativement rigide ; peut être observé dans plusieurs situations, dont certaines fixations ossiculaires ou anomalies tympaniques.
Type Ad Admittance très élevée Hypermobilité de la membrane tympanique ou certaines atteintes de la chaîne ossiculaire.
Type B Courbe plate L’interprétation dépend principalement du volume du conduit : épanchement, perforation, aérateur, obstacle ou problème de mesure.
Type C Pic déplacé vers les pressions négatives Pression négative de l’oreille moyenne, fréquemment associée à une dysfonction tubaire ; résultat à interpréter avec les autres données cliniques.

Cette classification est très utile pour décrire les tracés, mais elle ne constitue pas à elle seule une classification diagnostique. Deux patients présentant le même type de tympanogramme peuvent avoir des situations otologiques différentes. La distinction entre les différents types de surdités repose sur la corrélation de plusieurs examens.

tympanogramme-types-a-as-ad-b-c-audition-marc-boulet tympanometrie as ad Tympanogramme signification

Tympanométrie chez le nourrisson : pourquoi utiliser 1 000 Hz ?

La tympanométrie du nourrisson présente une particularité importante. Les propriétés mécaniques du conduit auditif et de l’oreille moyenne sont différentes de celles de l’adulte, ce qui réduit la fiabilité de la tympanométrie conventionnelle à 226 Hz pendant les premiers mois de vie.

Chez le jeune nourrisson, une fréquence de sonde plus élevée, généralement 1 000 Hz, est donc privilégiée. Les recommandations internationales ne fixent pas toutes exactement la même limite d’âge : certaines retiennent les six premiers mois d’âge corrigé, d’autres étendent cette recommandation jusqu’à environ neuf mois.

Cette particularité compte dans l’exploration audiologique pédiatrique : chez le nourrisson de moins de neuf mois, une sonde basse fréquence conventionnelle peut produire un résultat faussement négatif alors qu’un épanchement est présent dans l’oreille moyenne.

Un tympanogramme normal ne signifie pas que l’audition est normale

C’est probablement le point le plus important à retenir. La tympanométrie étudie la transmission mécanique au niveau de l’oreille moyenne. Elle n’évalue ni les seuils auditifs cochléaires, ni directement la compréhension de la parole.

Un patient peut donc présenter un tympanogramme de type A parfaitement normal et avoir néanmoins une surdité de perception, des difficultés importantes de compréhension ou une gêne principalement révélée dans le bruit.

Notre équipe a participé à plusieurs travaux consacrés aux patients se plaignant de difficultés auditives malgré une audiométrie conventionnelle normale ou subnormale. Une étude rétrospective publiée dans Clinical Otolaryngology en 2019 a montré l’intérêt de l’audiogramme haute définition pour révéler, chez des patients acouphéniques, des encoches fréquentielles étroites invisibles sur un audiogramme standard (Lefeuvre, Chedeau, Boulet et al., 2019).

Une étude prospective publiée dans le Journal of Clinical Medicine en 2025 a ensuite évalué un appareillage en open fit chez 40 patients gênés dans le bruit malgré des seuils tonaux normaux ou peu altérés. L’intelligibilité dans le bruit s’est améliorée significativement, avec un gain de 2,0 dB de rapport signal/bruit chez les 12 patients classés en surdité cachée, ainsi qu’un bénéfice rapporté sur les acouphènes, pour une durée de port moyenne de 9,9 heures par jour (Boulet et al., 2025). Ces résultats portent sur cette population précise et ne se transposent pas à d’autres profils auditifs.

Ces travaux illustrent pourquoi un examen isolé ne suffit pas : lorsqu’une gêne auditive persiste malgré une tympanométrie normale, l’exploration doit se poursuivre par des tests adaptés, notamment l’audiométrie et, lorsque le contexte le justifie, l’évaluation de la parole dans le bruit. L’appareillage des surdités cachées peut alors être discuté.

Ce que la tympanométrie peut changer dans la prise en charge audiologique

Le tympanogramme ne détermine pas à lui seul le choix d’une aide auditive. Il contribue néanmoins aux décisions lorsqu’une perte auditive est associée à une pathologie de l’oreille moyenne, une oreille chronique, une perforation, une chirurgie otologique antérieure ou une surdité de transmission.

Appareil d'audiométrie tympanique avec écran numérique pour l'évaluation de la fonction auditive et du tympan.
Tympanomètre

Otite séromuqueuse et perte auditive chez l’enfant

Chez l’enfant présentant une otite séromuqueuse responsable d’une perte auditive, la prise en charge dépend notamment de la durée de l’épanchement, de l’importance de la perte auditive et de son retentissement sur la communication et les apprentissages. La décision chirurgicale appartient au médecin ORL.

Lorsqu’une compensation auditive est indiquée, plusieurs solutions peuvent être discutées. Une aide auditive en conduction aérienne est appropriée dans certaines situations ; un dispositif en conduction osseuse, porté sur bandeau, peut être intéressant lorsque les seuils fluctuent ou lorsque la voie aérienne est mal adaptée. Ce montage est non invasif, réversible et ajustable à mesure que l’enfant grandit. Nos audioprothésistes titulaires du diplôme universitaire d’audiophonologie de l’enfant assurent ces appareillages pédiatriques en lien avec les services ORL d’Île-de-France.

Oreille chronique ou opérée

Une oreille opérée, une perforation tympanique ou des épisodes d’otorrhée imposent une réflexion individualisée. Le choix entre conduction aérienne, embout ouvert ou ventilé et conduction osseuse dépend de l’état otologique, de l’audiométrie aérienne et osseuse, de l’anatomie du conduit, de la tolérance locale et de l’avis médical. Sur une cavité d’évidement ou une oreille opérée, la géométrie du conduit modifie la réponse acoustique au point qu’un réglage standard est rarement adapté d’emblée.

Lorsque l’appareillage conventionnel en conduction aérienne est difficile ou contre-indiqué, les dispositifs à conduction osseuse et certains implants auditifs font partie des solutions étudiées.

Marc Boulet participe à des travaux cliniques consacrés aux implants à conduction osseuse avec le service d’ORL de l’hôpital Bicêtre (AP-HP). Il est notamment coauteur d’une étude prospective ayant comparé, chez six patients convertis d’un Baha Attract vers un système Osia, les seuils prothétiques et l’intelligibilité dans le bruit, avec un gain fonctionnel significatif et un maintien du seuil prothétique jusqu’à 8 kHz (Nevoux, Boulet, Pronost et al., European Archives of Oto-Rhino-Laryngology, 2023). Il enseigne par ailleurs au diplôme inter-universitaire de chirurgie de l’oreille moyenne de l’université Paris-Saclay.

Tympanométrie, ORL et audioprothésiste : qui fait quoi ?

La tympanométrie s’intègre à l’exploration médicale et audiologique de l’oreille moyenne. Chez Audition Marc Boulet, nous ne réalisons pas de tympanométrie dans nos centres. Lorsqu’un compte rendu de tympanométrie est disponible, nos audioprothésistes en prennent connaissance et l’intègrent aux autres éléments du bilan avant l’adaptation.

Certaines situations, comme un écoulement de l’oreille, une otite aiguë en cours ou une chirurgie otologique récente, nécessitent un avis médical avant toute exploration de l’oreille moyenne.

Lorsqu’un patient consulte d’abord pour une baisse d’audition, une gêne dans le bruit ou des troubles de l’audition, un dépistage auditif gratuit permet d’objectiver la gêne et d’identifier les situations nécessitant une évaluation médicale. Le premier rendez-vous est sans engagement, et les étapes de l’appareillage vous sont expliquées avant toute décision.

Trouver le centre Audition Marc Boulet le plus proche

À retenir

  • La tympanométrie explore le fonctionnement mécanique de l’oreille moyenne ; elle ne mesure pas directement l’audition.
  • Un tympanogramme plat correspond généralement à un type B, mais son interprétation dépend fortement du volume du conduit auditif.
  • Les types A, As, Ad, B et C décrivent des profils tympanométriques ; aucun ne doit être assimilé isolément à un diagnostic précis.
  • Chez le jeune nourrisson, une sonde à 1 000 Hz est privilégiée par rapport à la mesure conventionnelle à 226 Hz.
  • Un tympanogramme normal n’exclut pas une surdité de perception ni des difficultés de compréhension dans le bruit.
  • Audition Marc Boulet ne réalise pas de tympanométrie en centre ; le compte rendu ORL contribue en revanche au choix de la solution auditive.

Sources

  • British Society of Audiology. Recommended Procedure: Tympanometry and Acoustic Reflex Thresholds. Février 2024, amendements mineurs février 2025 et mars 2026. Document consulté le 3 septembre 2026
  • American Speech-Language-Hearing Association. Hearing Loss in Children. ASHA Practice Portal, section Acoustic Immittance Testing. Page consultée le 3 septembre 2026
  • Boulet M, Veleur M, Chédeau J, Lefeuvre J, Fain G, Paul A, Alexandru M, Nevoux J. Efficacy of Hearing Aids in Patients with Hearing Difficulties in Noise: Focus on Hidden Hearing Loss. Journal of Clinical Medicine. 2025;14(2):360. doi:10.3390/jcm14020360 (référencé sur PubMed, PMID 39860366)
  • Lefeuvre J, Chedeau J, Boulet M, Fain G, Papon JF, Nguyen Y, Nevoux J. Hidden hearing loss and tinnitus: utility of the high-definition audiograms in diagnosis. Clinical Otolaryngology. 2019;44(6):1170-1175. doi:10.1111/coa.13435 (référencé sur PubMed, PMID 31535428)
  • Nevoux J, Boulet M, Pronost N, Papon JF, Alexandru M. Performance of an active transcutaneous bone conduction implant, the Osia system, in high frequencies and hearing in noise in users converted from a Baha Attract system: a prospective study. European Archives of Oto-Rhino-Laryngology. 2023;280(10):4691-4696. doi:10.1007/s00405-023-08149-9 (référencé sur PubMed, PMID 37578496)
  • Rosenfeld RM, Shin JJ, Schwartz SR, et al. Clinical Practice Guideline: Otitis Media with Effusion (Update). Otolaryngology–Head and Neck Surgery. 2016;154(1 Suppl):S1-S41.
  • Margolis RH, Heller JW. Screening tympanometry: criteria for medical referral. Audiology. 1987;26(4):197-208.

Rédaction et mise à jour

Rédaction : Marc Boulet, audioprothésiste diplômé d’État, Audition Marc Boulet.

Dernière mise à jour : 3 septembre 2026.

Questions fréquentes sur la tympanométrie

Elle permet de détecter une anomalie de l'oreille moyenne, d'orienter le diagnostic d'une hypoacousie de transmission et, associée à l'audiométrie et à l'examen clinique, de contribuer à distinguer une atteinte de transmission d'une atteinte de perception. Elle sert aussi à suivre l'évolution de certaines pathologies otologiques. Elle constitue un complément indispensable de l'audiométrie tonale, jamais un substitut.

Une petite sonde souple et étanche est placée à l'entrée du conduit auditif. Elle émet un son de sondage, fait varier la pression de l'air et mesure l'énergie sonore réfléchie par le tympan. L'examen est rapide, indolore et dure généralement moins de deux minutes par oreille.

Le tympanogramme est la représentation graphique des résultats. L'axe horizontal correspond à la pression exprimée en décapascals (daPa), l'axe vertical à la compliance, c'est-à-dire la mobilité du tympan. La forme de la courbe, la position du pic et le volume mesuré du conduit permettent une interprétation standardisée. Le principe de l'appareil est détaillé dans notre article sur le tympanomètre.

On distingue classiquement :

  • Type A : tympan mobile, pression normale (oreille moyenne saine).

  • Type As : mobilité diminuée (rigidité accrue, par exemple otospongiose).

  • Type Ad : hypermobilité tympanique (discontinuité ossiculaire possible).

  • Type B : tympan peu ou non mobile (otite séreuse, perforation).

  • Type C : pression négative (dysfonction tubaire).

Cette classification est essentielle pour orienter le diagnostic clinique.

Elle ne visualise pas l'oreille, mais elle est très sensible pour détecter une otite séromuqueuse. Un tympanogramme plat de type B associé à un volume de conduit dans les valeurs attendues est fortement évocateur d'un épanchement de l'oreille moyenne, même en l'absence de douleur ou de signes inflammatoires marqués. Avec un volume élevé, une perforation tympanique ou un aérateur transtympanique perméable doit notamment être envisagé.

Oui, particulièrement. Les otites séreuses sont fréquentes et parfois asymptomatiques, mais peuvent retentir sur le développement du langage et les apprentissages. La tympanométrie permet un repérage rapide, fiable et non invasif des anomalies de l'oreille moyenne chez le nourrisson et l'enfant. Chez le jeune nourrisson, une sonde haute fréquence à 1 000 Hz est généralement privilégiée, la mesure conventionnelle à 226 Hz pouvant être moins fiable pendant les premiers mois de vie. Selon les recommandations utilisées, la transition vers 226 Hz se situe autour de 6 à 9 mois.

L'examen est indolore et non invasif. La seule sensation rapportée est une brève impression d'oreille bouchée, comparable à un changement d'altitude. Sa fiabilité est excellente pour ce qu'elle mesure : l'état mécanique de l'oreille moyenne. Elle apporte des éléments objectifs sur le fonctionnement mécanique de l'oreille moyenne et peut mettre en évidence des profils compatibles avec un épanchement rétrotympanique, une perforation, une dysfonction tubaire ou une hypermobilité tympanique. Elle ne mesure en revanche pas l'audition. Un tympanogramme normal n'exclut aucunement une surdité de perception, qui siège dans l'oreille interne. Certaines situations, comme un écoulement de l'oreille, une otite aiguë en cours ou une chirurgie otologique récente, nécessitent un avis médical avant toute exploration de l'oreille moyenne.

Non. C'est un outil diagnostique complémentaire. Son interprétation doit toujours être associée aux résultats de l'audiométrie, à l'examen clinique ORL et au contexte médical du patient. Un résultat isolé ne permet pas de conclure. La distinction entre les différents types de surdités repose sur la corrélation de plusieurs examens.

La fréquence dépend du contexte clinique : lors de l'exploration initiale, en cas de suspicion ou de suivi d'otite séreuse, chez l'enfant dans un contexte de troubles du langage, ou lors du suivi d'une pathologie de l'oreille moyenne. Elle peut être répétée lorsque le suivi clinique le justifie, en respectant les précautions habituelles de réalisation.

Un tympanogramme anormal peut modifier la stratégie d'appareillage lorsqu'il s'intègre à une pathologie de l'oreille moyenne. En présence d'une perforation, d'une otorrhée chronique ou d'une oreille opérée, le choix entre conduction aérienne, embout ouvert ou ventilé et conduction osseuse dépend de l'état otologique, de l'audiométrie et de l'avis médical. Lorsque l'appareillage conventionnel est difficile, les dispositifs à conduction osseuse et certains implants auditifs font partie des solutions étudiées. Lorsqu'un compte rendu de tympanométrie est disponible, nos audioprothésistes en prennent connaissance et l'intègrent aux autres éléments du bilan avant l'adaptation. Pour faire le point, trouvez le centre Audition Marc Boulet le plus proche.